À Paris, des Femen s'enchaînent sur un pont pour dénoncer les féminicides

Ce vendredi 14 février, en plein cœur de la capitale, des militantes Femen ont mené une énième action pour dénoncer les violences conjugales.

Une douzaine de Femen se sont enchaînées ce vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin, aux lampadaires du Pont des Arts à Paris. Objectif de leur geste : dénoncer les féminicides justifiés par l’«amour» de leurs auteurs (autrefois souvent qualifiés de «crimes passionnels»), a fait savoir une journaliste de l’AFP. «On ne tue jamais par amour», «pour le meilleur, pas pour le pire», «je ne t’aime pas à en mourir», pouvait-on lire sur les bustes dénudés des militantes. Avant d’allumer des fumigènes rouges, comme elles en ont l’habitude.

«Les hommes continuent d’utiliser le prétexte de l’amour pour justifier les violences conjugales et les féminicides», a déclaré Inna Shevchenko, figure de proue du mouvement Femen, tout en dénonçant le fait que les «femmes continuent d’être en situation d’insécurité dans leurs relations».

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Dénoncer l’amour “patriarcal”

La tête ornée d’une couronne de fleurs noires, elles ont brandi des ballons en forme de cœur, de couleur noire et rouge, des bouquets de roses rouges et des pancartes noires avec des slogans similaires, également criés par les activistes. «On reprend les symboles de la Saint-Valentin pour dénoncer cet amour patriarcal et toxique» pour les femmes, a déclaré à l’AFP un autre militante, Sophie Antoine. «On les viole par amour, on les excise par amour et aujourd’hui on se soulève contre cet amour délétère et destructeur», a-t-elle ajouté. En 2019, l’AFP a recensé en France au moins 126 cas de féminicides, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

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