6 conseils de naturopathe pour soulager les symptômes de la ménopause

La naturopathie peut être un précieux soutien pour soulager les petits maux de la ménopause. Découvrez les conseils de Céline Douaire, naturopathe.

Avec Céline Douaire, naturopathe

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Contre les bouffées de chaleur : une détox avant tout !

Les bouffées de chaleur résultent d’un dérèglement du thermostat interne. Elles sont caractérisées par une sensation de chaleur subite au niveau du visage, du torse et du cou, avec parfois des sueurs. “À la préménopause, l’équilibre entre oestrogène et progestérone est modifié. Avec l’arrêt de la sécrétion des hormones par les ovaires, l’excès relatif en oestrogènes peut engendrer des bouffées de chaleur”, explique la naturopathe.

Cette dernière précise qu’avant de complémenter, avec des plantes qui vont contribuer à rééquilibrer les hormones, l’idéal est de détoxifier les hormones qui sont en excès. En particulier chez les femmes qui ont déjà un excès d’oestrogènes et pour qui le déséquilibre induit par la préménopause est parfois plus important. “On travaille avec des plantes pour une détox douce et spécifique : romarin, radis noir, artichaut, en gélule ou en tisane. Cela permet de régler 80 % des bouffées de chaleur”, explique Céline Douaire. La synergie radis noir/artichaut est vraiment spécifique à la détox oestrogénique.

L’astragale, la plante de la femme de plus de 50 ans

Lorsqu’un travail supplémentaire est nécessaire sur les hormones, on recommande de s’orienter vers des plantes comme l’astragale ou la sauge. “L”astragale est vraiment la plante de la femme de plus de 50 ans”, observe Céline Douaire. “Attention toutefois, lorsqu’on commence à travailler sur des plantes comme ça, dites hormones-like, il est primordial de faire attention aux antécédents. Elles sont notamment déconseillées en cas d’antécédents de cancers hormonodépendants« , rappelle la naturopathe.

Ménopause : il ne faut pas négliger l’intestin !

La détox hormonale passe aussi par l’intestin ! Lors de la périménopause, un travail sur l’intestin et le foie s’impose. Sur le plan digestif, on peut utiliser la micronutrition, la L-Glutamine, le zinc, les probiotiques mais aussi opter pour des plantes qui assainissent l’intestin comme le bourgeon de noyer, l’ail des ours, l’ail mais aussi la réglisse. Enfin, le curcuma est aussi un allié précieux qui agit en même temps sur le foie et sur l’intestin. “Dans 90 % des cas, on a alors de vraies améliorations sans passer par des plantes hormonales”, explique la naturopathe. Mais l’idéal est de travailler sur les deux fronts.

La sauge et le tribulus pour lutter contre la sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale est souvent liée à un déficit local en oestrogènes. Pour y remédier, Céline Douaire recommande deux plantes : la sauge, en tisane ou EPS (forme liquide), et le tribulus. “Cette plante est plutôt connue pour les hommes mais elle peut aussi aider les femmes à pallier la chute d’hormones liée à la ménopause, notamment pour les symptômes comme la perte de libido et la perte de muscles. Associé à la sauge, le tribulus est un bon soutien à cet effondrement hormonal général”, observe la naturopathe.

La sérotonine contre l’anxiété et les sautes d’humeur

La sérotonine est un neurotransmetteur impliqué dans la gestion des humeurs, du sommeil et de l’énergie. Un déficit en sérotonine, fréquent pendant la périménopause et lié à aux changements hormonaux, peut provoquer de l’anxiété et des sautes d’humeur. Une supplémentation en sérotonine peut alors se révéler très utile, par exemple avec une plante comme le griffonia, qui est un précurseur à la sérotonine. « Elle va avoir un impact sur les sautes d’humeur et le ressassement mais aussi sur la régulation du thermostat et les fringales”, précise Céline Douaire.

Ménopause : attention à l’alimentation !

Il arrive, même si ce n’est pas systématique, que s’installe avec la ménopause une résistance à l’insuline. Elle va alors entraîner une prise de poids au niveau du ventre. “Pour éviter d’augmenter cette résistance à l’insuline, on va privilégier des aliments avec un indice glycémique bas, notamment les aliments complets et semi-complets” recommande la naturopathe. On évitera en revanche les aliments blancs ou avec un fort indice glycémique.

Céline Douaire insiste également sur la nécessité d’avoir un apport suffisant en légumes riches en antioxydants, de préférence cuits doucement pour qu’ils conservent leurs propriétés. “On ajoutera sur ces légumes une cuillère à soupe d’huile pour la bonne assimilation des vitamines liposolubles, notamment de la vitamine D”, recommande également la naturopathe.

Céline Douaire rappelle qu’à la ménopause, les femmes peuvent avoir moins d’appétence pour les viandes rouges. “Il faut pourtant garder un apport suffisant en protéines afin de ne pas être carencée. On pourra alors compenser avec du poisson, des protéines végétales, des légumineuses, des champignons riches en protéines”, conclut-elle.

Merci à Céline Douaire, naturopathe.

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