Yves Noël : l’ancien animateur du Hit Machine évoque sa bipolarité

Yves Noël, qui a animé Hit Machine sur M6 à partir de la fin des années 1990, a mis fin à sa carrière audiovisuelle en raison de ses problèmes de santé, sur lesquels il se confie aujourd’hui : il souffre de troubles bipolaires, mais suit un traitement.

A propos de

  1. Ophélie Winter

Il a été une star du petit écran pendant près d’une dizaine d’années, avant de s’effacer complètement du monde de la télévision en 2003. Yves Noël, ancien présentateur de l’émission phare de M6, Hit Machine, a accepté de revenir sur les raisons qui ont conduit à la fin à sa carrière, dans Les Docs du week-end, sur TF1, samedi 6 mars. « Si je n’ai pas eu toute l’aisance de continuer à faire ce que j’aurais aimé faire dans l’audiovisuel, c’est parce que j’ai eu de gros soucis de santé », explique-t-il depuis son salon familial. « J’ai ce que l’on appelle la maladie des grands hommes, en toute prétention, c’est un trouble bipolaire », confie l’ancien animateur en souriant malgré tout.

« C’est chimique », précise-t-il à propos des troubles de l’humeur qui l’ont « lourdement handicapé » dans sa vie professionnelle et personnelle. Cette « maladie chronique » s’est déclarée en 1997, alors qu’il avait déjà intégré M6. Cette pathologie, qui fait alterner des périodes d’euphorie et de profonde dépression l’a mené, de son propre aveu, à connaître « des périodes où, 200 jours par an », il avait envie « d’en finir ». Parfois, c’était « tous les jours ». Il a malheureusement fallu plusieurs années pour que les médecins qui le suivaient décèlent la cause de son mal-être profond.

Ce n’est pas « la difficulté du milieu » qui l’a chassé de la télévision

Aujourd’hui père d’un petit garçon, dont il a la garde partagée, il n’apparaît plus à la télévision et n’en ressent plus l’envie. Il tient néanmoins à souligner que ce n’est pas « la difficulté du milieu » qui l’a poussé hors de ce monde de strass et de paillettes, où son salaire d’entrée s’élevait à quelque 13 000 francs, soit près de 2 000 euros. Un sacré pactole à l’époque, pour un jeune homme d’à peine 22 ans.

Désormais loin des écrans, il repense souvent à Ophélie Winter, qu’il considère comme sa « petite sœur » et avec qui il a partagé l’écran pour animer Hit Machine. « Je compatis tout à fait » avec l’interprète de Dieu m’a donné la foi, assure-t-il, « pour toutes les difficultés qu’elle a pu avoir, notamment de santé ». Désormais sous traitement et fort d’une santé stable, Yves Noël affirme savoir à quel point la maladie peut être « invalidante dans sa vie personnelle comme professionnelle ».

Quant à Ophélie Winter, elle a en effet souffert d’une névralgie d’Arnold : cette maladie a provoqué chez elle une paralysie faciale, qui l’a empêchée de parler pendant près d’un an. Pour venir à bout de cette invalidité, elle a suivi un traitement dont la conséquence a été une perte de poids qui a inquiété les tabloïds. Si Yves Noël n’entretient plus de relations amicales avec elle, il conserve une tendresse pour celle qu’il a vue grandir et devenir une pop-star au début des années 2000.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : OLIVIER BORDE / BESTIMAGE

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