« Y’en a pour tout le monde ! » : Léa Salamé égratignée par une auditrice en colère

Aux commandes du 7/9, diffusé sur les ondes de France Inter ce mercredi 15 septembre, Léa Salamé a dû faire face à la gronde d’une auditrice mécontente de la venue d’Alain Finkielkraut sur le plateau de la matinale.

Léa Salamé ne s’attendait certainement pas à vivre un début de journée aussi mouvementé. Ce mercredi 15 septembre, l’animatrice du 7/9 sur France Inter recevait l’académicien Alain Finkielkraut. Au micro de cette matinale, l’essayiste de 72 ans a fait la promotion de son dernier livre Après la littérature publié aux éditions Stock. En plus d’évoquer son amour pour les lettres, le compagnon de Sylvia Topaloff a abordé les thèmes de son ouvrage dont le rap et le féminisme. Après le partage de son point de vue, une jeune auditrice s’est emparée de son téléphone pour tacler poliment mais avec véhémence la position d’Alain Finkielkraut. “Le fait que vous soyez sur cette antenne montre bien que l’ordre patriarcal n’est pas tout à fait révolu, s’insurge Marie. Bien évidemment vous voulez renvoyer le féminisme au passé puisqu’aujourd’hui on vous conteste, on vous dit que nous n’en pouvons plus de vos textes totalement réactionnaires.” Très remontée d’entendre le philosophe sur les ondes de France Inter, la jeune femme n’a pas caché son mécontentement. “Le fait que vous soyez sur une radio publique à une heure de grande écoute avec un niveau de contradiction aussi faible est pour moi lamentable.” Quelque peu surprise par ce coup de fil, la co-animation de l’émission On est en direct tente d’apaiser cet échange quelque peu houleux en le concluant de façon diplomatique : “Tout le monde prend. Y’en a pour tout le monde !

Si la compagne de Raphaël Glucksmann tente de faire bonne figure après ce coup de fil, Alain Finkielkraut ne peut s’empêcher de commenter ce petit coup de gueule. En plus de trouver ce “discours extrêmement révélateur du climat qui règne actuellement”, le philosophe est revenu sur “l’ambiguïté du terme de démocratie”. Selon l’ancien chroniqueur de la chaîne LCI, cette dernière devrait être “un espace, une scène d’élaboration en commun du sens” et ne devrait pas être “porteuse de tendances totalitaires”.

Alain Finkielkraut répond à une auditrice indignée par sa présence à l'antenne : "Ce discours est extrêmement révélateur du climat qui règne actuellement […] la démocratie elle-même est porteuse de tendances totalitaires" #le79inter pic.twitter.com/9roKtT1mHo

Alain Finkielkraut, philosophe de la provocation

Les polémiques se suivent et se ressemblent pour Alain Finkielkraut. Si ses propos sur les thèmes qui lui sont chers ne sont pas passés inaperçus aux oreilles des auditeurs de France Inter, il en a été de même au sujet de l’affaire Olivier Duhamel. Alors que le politologue était dans le viseur de la justice, accusé d’inceste par son ex-belle-fille, Camille Kouchner, Alain Finkielkraut s’était exprimé sur ce scandale. Sur le plateau de LCI, le lundi 11 janvier, l’essayiste déplorait “le lynchage” dont l’ancien député européen avait fait l’objet.

“Ce n’est jamais un progrès mais une régression quand une société fait ou refait son unité autour du sacrifice d’une victime expiatoire, cette victime fut-elle coupable. D’autre part, quand la justice sort du prétoire, elle sort en même temps de la civilisation. Voilà pourquoi je parle de lynchage”, a-t-il expliqué, en s’appuyant sur l’exemple du film M le Maudit de Fritz Lang, qui raconte l’histoire d’un tueur de petites filles qui va être exécuté au terme d’un procès expéditif. Un discours polémique qui lui a coûté sa place d’intervenant sur LCI.

Crédits photos : Denis Guignebourg/Bestimage

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