VIDÉO – « J’ai perdu pied » : Maïwenn raconte son deuil impossible après la mort de son grand-père

Ce mardi 27 octobre, Maïwenn était l’invitée de C à vous, pour évoquer son nouveau film “ADN”. Alors que ce long-métrage traite du deuil et pose la question des origines, la réalisatrice a évoqué en plateau la mort de son grand-père en 2017, dont elle a eu beaucoup de mal à se relever.

Maïwenn est de retour. Cinq ans après Mon Roi, qui s’intéressait à la passion destructrice d’un couple formé par Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot, la réalisatrice, qui a récemment fait parler d’elle pour ses propos sur les féministes, vient de dévoiler son nouveau film, ADN, en salles ce mercredi 28 octobre. Dans celui-ci, Maïwenn dresse le portrait d’une famille bouleversée suite au décès du patriarche, le grand-père algérien, Amir. Lorsqu’elle apprend sa disparition, Neige, sa petite-fille, voit son monde s’écrouler et veut comprendre d’où elle vient. S’il s’agit bel et bien d’une fiction, cette partie de l’histoire fait tout de même un peu écho à son histoire personnelle. Après la mort de son grand-père, survenue en 2017, Maïwenn était elle-aussi dévastée.

Ce sujet sensible, la réalisatrice a accepté de l’évoquer sur le plateau de C à vous, ce mardi 27 octobre : “J’avais l’impression de ne plus savoir comment faire pour retrouver une joie de vivre… J’ai perdu pied complètement, parce que c’était une source d’amour que je n’avais jamais connu ailleurs et que je ne retrouvais plus”, a-t-elle expliqué en préambule. Afin qu’elle puisse faire son deuil, Maïwenn a dû retrouver un sens à sa vie : “Je me suis bougée pour trouver un sens et je suis, un jour, tombée sur cette phrase qui disait : ‘Pour vivre bien avec les morts, il faut vivre sous leur regard‘. Et je me suis dit qu’il fallait aller chercher ce regard.”

“Petit à petit, j’ai pu retrouver un sens à mon deuil”

Pour avancer, la réalisatrice de Polisse a donc fait en sorte de “sentir” son grand-père, et sa grand-mère, également disparue, auprès d’elle : “J’ai essayé de trouver comment faire pour les sentir au-dessus de moi. Et petit à petit, en trouvant des points d’attache, bizarrement, politiques, ou sur l’actualité… Plus je m’intéressais à l’histoire du pays, entre la France et l’Algérie, plus j’avais l’impression qu’ils étaient là, a-t-elle confié, ajoutant que leur mort l’avait “réveillée”. “J’ai eu l’impression qu’on me donnait l’heure. Que ça y est, la vie passe et qu’il serait temps de se sentir citoyenne. J’ai demandé ma nationalité algérienne, maintenant, j’ai les deux, française et algérienne, mais avec ce passeport, j’ai senti une double richesse avec la France et l’Algérie. Et après, petit à petit, j’ai pu retrouver un sens au deuil”, a-t-elle conclu.

Crédits photos : Capture d’écran France 5

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