“Un chef de meute” : Jérôme Cahuzac remonté contre un célèbre journaliste

Condamné en mai 2018 pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, Jérôme Cahuzac a choisi de se retirer de la scène politique. S’il est très discret dans les médias, il s’est confié au magazine Le Point en juillet et pointe du doigt un célèbre journaliste pour son rôle de « chef de meute. »

Jérôme Cahuzac est un homme libre depuis septembre 2020. L’ancien ministre du Budget de François Hollande a été condamné en 2018 à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour fraude fiscale et blanchiment d’argent. Il a purgé sa peine avec un bracelet électronique. Très discret dans les médias, l’ancien homme politique a accepté de se confier au magazine Le Point en juin. Un entretien paru le 19 juillet. Il s’est notamment confié sur les attaques de la presse qui l’ont démoli et en a profité pour nommer un célèbre journaliste qui agit, selon lui, comme un « chef de meute ».

Il assure avoir pris le temps de réfléchir à sa situation, mais aussi à celles d’autres politiciens qui ont pu, à son image, être soupçonnés de détenir un compte caché, comme Laurent Fabius. Mais pour ce dernier, l’histoire a vite été abandonnée. Selon Jérôme Cahuzac, si on n’en a pas plus parlé, c’est parce qu’une personne a fait en sorte que ce soit oublié : « Edwy Plenel. Le patron de Mediapart. » Il poursuit sa réflexion : « Pourquoi, à un moment, décide-t-on de tuer quelqu’un, et pourquoi, dans un autre cas, ça s’arrête ? Ça s’arrête parce qu’Edwy Plenel, à un moment, dit qu’il n’y a rien. » Et de conclure : « Comment un journaliste décrète-t-il qu’il n’y a rien alors même que le procureur de Paris décide d’ouvrir une enquête préliminaire ? »

Jérôme Cahuzac blessé par certaines attaques

Dans son histoire, s’il ne se dédouane pas de ses erreurs, Jérôme Cahuzac pointe du doigt la presse qui, selon lui, a largement dépassé son rôle, entraînée par l’aura du patron de Mediapart : « Au commencement, il y a un seul chasseur, la presse, qui se regroupe derrière un chef de meute, Edwy Plenel. (…) Sans la presse, il n’y a pas de chasse à l’homme. Donc la question à se poser est : pourquoi, tout à coup, la presse participe-t-elle à la curée, selon quels critères ? On désigne quelqu’un, il doit mourir », raconte-t-il dans l’hebdomadaire.

En tentant de s’expliquer, il se retrouve acculé face au fameux secret des sources : « Il n’y a aucune corde de rappel. Le journaliste oppose le secret des sources à l’accusé qui ne peut se défendre, sa parole valant toujours moins qu’une source qu’il ne connaît pas », explique-t-il. À la suite de la révélation de l’affaire, Jérôme Cahuzac indique qu’il a été la cible de nombreuses attaques. « Vous n’imaginez pas les dégâts que ces choses-là peuvent provoquer », glisse Jérôme Cahuzac. Si le temps panse les blessures, celles de l’ancien politicien qui a retrouvé son activité de médecin généraliste semblent encore être à vif.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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