Taxe d’habitation : pourquoi elle peut encore réserver de mauvaises surprises

80 % des contribuables sont exonérés de la taxe d’habitation. 20 % d’entre eux doivent donc toujours la payer. Parmi eux, certains ne s’y attendaient pas. Le Parisien répertorie les mauvaises surprises qui peuvent arriver, dans son édition disponible en kiosque samedi 20 novembre 2021.

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Une fausse joie. Certains pensaient bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation, dont le paiement en ligne doit être effectué le 20 décembre 2021 au plus tard, et ont découvert avec stupeur qu’ils seraient tout de même taxés. Le Parisien fait la liste des cas dans lesquels certains ont pu avoir une mauvaise surprise, dans son édition disponible en kiosque le samedi 20 novembre 2021.

Le quotidien rapporte notamment qu’une hausse de la base locative brute peut prendre des ménages par surprise. Ils prennent l’exemple d’une cadre dans la communication, qui s’attendait à bénéficier des 30% de dégrèvement promis en 2021 –supprimée pour 80% des ménages, la taxe d’habitation sera baissée de 65% en 2022 puis effacée pour tous, en 2023. Mariée et mère de deux enfants, la Parisienne paye finalement « 27 € de plus«  que les 298 € qu’elle a déboursés l’année précédente. « À la suite de la réforme nationale de la taxe d’habitation, vous bénéficiez d’une réduction de 30% de cet impôt. Votre taxe d’habitation est donc de 325 €. Sans cette réforme elle serait de 465 €« , peut-on lire sur son avis d’imposition.

Le problème des colocataires

D’autres, exonérés en 2020, se sont retrouvés redevables de cette taxe à cause d’une hausse de revenus, même faible, qui les a fait passer au-dessus du plafond d’exonération. Un ingénieur en fait les frais car il a déclaré moins de frais professionnels, ainsi qu’un couple d’enseignants du second degré, qui a dû travailler deux heures supplémentaires par semaine. Ils bénéficient néanmoins du dégrèvement de 30%.

Le concubinage peut aussi jouer en la défaveur de certains. Pour être exonéré à 100%, un célibataire ne doit pas dépasser un plafond de revenus de 27.761 €. En couple, le montant est de 44.211 €. Si les deux membres du couple gagnent moins de 27.761 €, il est tout de même possible qu’ils dépassent ce chiffre et doivent donc payer une taxe d’habitation. Deux cas particuliers ont aussi été relevés par Le Parisien : les colocataires, dont un seul doit payer, puisque l’État ne partage pas la facture entre les différents occupants d’un logement. Les garages, qui sont imposables s’ils se trouvent à moins d’un kilomètre de la résidence principale, sont aussi considérés comme des « dépendances immédiates« .

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