Sophie Pétronin critiquée pour son retour au Mali : son fils sort les griffes

L’ex-otage française Sophie Pétronin est repartie s’installer au Mali en mars 2021, un acte jugé « irresponsable » par Gabriel Attal. Sébastien Chadaud-Pétronin sort les griffes et souhaite qu’on « la laisse terminer sa vie comme elle a envie de le faire ».

« Je n’ai pas l’impression qu’elle prenne le moindre risque« , a déclaré à la chaîne de télévision suisse RTS Sébastien Chadaud-Pétronin ce dimanche 21 novembre 2021. Le fils de l’ex-otage Sophie Pétronin a une nouvelle fois sorti les griffes pour défendre le choix de sa mère de retourner vivre au Mali, pays dans lequel elle a été détenue prisonnière pendant quatre ans. Un choix qui a fait polémique et suscité la colère du gouvernement, mais que Sébastien Chadaud-Pétronin juge responsable. Celui qui a lui-même raccompagné sa mère au Mali déclare : « Elle vit à Bamako comme 8 000 Français, avec en plus tout un protocole de sécurité. Elle est discrète, elle n’embête personne, elle ne sort pas de son appartement » s’est-il agacé, avant de demander qu’on « la laisse terminer sa vie comme elle a envie de le faire« .

« Si elle était retournée en zone rouge, en zone de guerre, moi-même j’aurais participé à ces critiques, parce que je n’aurais pas compris, et j’aurais même trouvé ça choquant et indécent » s’est défendu le fils de l’humanitaire française. « Son choix était de retourner à Bamako pour y retrouver sa fille [adoptive, ndlr], elle était malheureuse chez moi à Neuchâtel [Suisse, ndlr] » a-t-il ajouté, en précisant ne pas l’avoir « emmenée du jour au lendemain« . « Ça a été douloureux pour moi de le faire. Mais l’objectif était qu’elle puisse retrouver la joie de vivre » a-t-il confié à la chaîne RTS.

Un retour au Mali jugé irresponsable par le gouvernement

Sophie Pétronin avait été enlevée en décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali, et détenue prisonnière par un groupe terroriste affilié à al-Qaïda pendant près de quatre ans. Elle a été libérée en octobre 2020, en même temps que trois autres otages, sans véritable consultation avec Paris. Le nouveau régime malien avait ordonné la libération de plusieurs prisonniers arrêtés lors d’opérations anti-djihadistes contre celle des otages. En mars 2021, son retour volontaire au Mali a provoqué de vives réactions de la part du gouvernement français, qui a dénoncé une « forme d’irresponsabilité » vis-à-vis de « sa sécurité« , mais aussi vis-à-vis « de la sécurité de nos militaires« .

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran RTS

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