Ségolène Royal pas prête à raccrocher : « Je suis encore là… un petit peu »

Ségolène Royal espérait avoir le soutien du parti socialiste pour les sénatoriales. Sauf que sa liste jugée trop à droite lui aura coûté la confiance de son parti. Qu’importe, l’ancienne candidate à la présidentielle n’a pas dit son dernier mot.

La politique est un jeu dangereux. Quinze auparavant, Ségolène Royal portait fièrement les couleurs du parti socialiste lors du second tour à la présidentielle comme le rappelle Le Parisien, ce lundi 20 septembre. Aujourd’hui, l’ancienne candidate PS – qui décide de tenter sa chance aux sénatoriales – est refoulée à l’entrée du Palais du Luxembourg. Le groupe socialiste ne se voit pas accueillir Ségolène Royal dans ses rangs.

Ce qui aurait pu être un coup dur pour la femme politique est en réalité une motivation. Il semblerait donc que Ségolène Royal n’ait rien perdu de sa combativité. Sa réaction en dit long. « Le PS ne leur appartient pas. Je serai élue quand même, et c’est à eux-mêmes qu’ils feront du mal » a-t-elle confié à nos confrères. Avant de poursuivre en rappelant : « Je suis encore là (rires)… un petit peu. » La route tourne pour celle qui estimait que l’absence du soutien du parti était responsable de son échec à la présidentielle de 2007.

La petite vengeance de Ségolène Royal après cette décision du PS

Sa famille politique a préféré investir Yan Chantrel, plutôt qu’elle. Un coup dur pour l’ex de François Hollande, qui s’est exprimée dans les colonnes du Figaro, le mardi 7 septembre. « Cette décision de division prise en catimini et au dernier moment par l’appareil du PS est contraire à l’aspiration profonde de l’électorat pour l’union et pour le sérieux. Elle est inutilement humiliante pour l’équipe que je conduis et qui travaille dur« , a-t-elle fait savoir. Puis elle a lâché, piquante : « Je ne pense pas interférer sur le congrès. Mais je suis comme Claudine Lepage, la sénatrice sortante des Français de l’étranger, et présidente des Français du monde. Elle s’est dite effarée de la décision de l’appareil du PS, qui se prétend féministe, d’investir un homme à la place d’une femme, alors qu’on est loin de la parité au Sénat. » Avant de conclure en disant : « On ne peut que trouver positif qu’une femme de la France métissée, comme Hélène Geoffroy, cherche à faire bouger les choses. » Le message est transmis !

Crédits photos : OLIVIER BORDE / BESTIMAGE

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