Rima Abdul Malak : qui est la nouvelle ministre de la Culture ?

Fraîchement nommée ministre de la Culture, Rima Abdul Malak a toutes les qualités nécessaires pour remplir ses missions. Même si son nom n’est pas familier du grand public, les observateurs connaissent bien celle qu’on surnommait la « ministre bis ».

C’est officiel, Rima Abdul Malak va succéder à Roselyne Bachelot au poste de ministre de la Culture. En effet, la politicienne de 44 ans va intégrer le gouvernement d’Élisabeth Borne, tout juste nommée Première ministre. Et une chose est sûre : elle connaît parfaitement les enjeux de ses nouvelles fonctions. En 2019, la Franco-Libanaise a pris la relève de Claudia Ferrazzi, ancienne conseillère culture d’Emmanuel Macron. Annoncée comme étant une femme expérimentée, bosseuse et exigeante, Rima Abdul Malak a la réputation de très bien connaître ses dossiers. À tel point qu’elle a souvent été appelée « ministre bis » ou encore « la deuxième » ministre de la Culture.

C’est dans les milieux associatifs et humanitaires que Rima Abdul Malak a lancé sa carrière professionnelle. Notamment en réalisant un stage au sein d’associations culturelles soutenues par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) en Israël et en Palestine. Peu après, elle est devenue directrice de Clown sans frontières, une association qui organise des événements culturels pour les enfants dans les zones de conflits. Cette férue de culture est entrée en politique plus tard, à ses 30 ans, en intégrant la mairie de Paris et en devenant conseillère culture de Bertrand Delanoë. L’influence dans le monde de la politique de cette femme nommée attachée culturelle à New York par la suite a explosé, en 2019, lors de son retour à Paris, pour officier en tant que conseillère culture aux côtés du chef de l’État.

« Il lui accorde beaucoup d’importance »

Désormais, Rima Abdul Malak peut se targuer d’avoir eu des expériences très denses dans lesquelles elle a toujours fait l’unanimité. En référence à son passage à la mairie de Paris, un élu s’est souvenu dans les colonnes de L’Obs : « Une jeune femme extrêmement compétente, qui connaissait les dossiers et qui sortait beaucoup, aussi bien dans les grands théâtres que dans les salles plus confidentielles. Culturellement, politiquement, elle était bien positionnée. » En parallèle, d’autres personnalités politiques se sont déjà exprimées au sujet de la Franco-Libanaise. « Sa culture infinie et son goût très aiguisé lui permettent de déceler la qualité. Macron est cultivé, mais la création contemporaine n’est pas ce qu’il connaît le mieux. Elle lui apporte ça », a déclaré Gaspard Gantzer, ancien conseiller chargé de la communication de la présidence de la République sous François Hollande. Enfin, la relation de la nouvelle ministre de la Culture avec Emmanuel Macron est présentée comme idéale. Selon L’Obs, un proche de l’Élysée a déclaré que la politicienne a fait partie « des conseillers qui, sans être aux côtés du président 24 heures sur 24, ont une réelle influence. On sent dans la façon dont il parle d’elle qu’il lui accorde beaucoup d’importance. »

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Frédéric Dugit / Maxppp

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