Revers judiciaire pour Meghan Markle

La justice britannique a estimé mardi que le «Mail on Sunday», poursuivi pour atteinte à la vie privée par Meghan Markle, pouvait appuyer sa défense sur une récente biographie riche des confidences… de l’épouse du prince Harry.

Meghan Markle a perdu une première bataille dans la guerre qui l’oppose aux tabloïds. La justice britannique a estimé mardi que le «Mail on Sunday», visé par une plainte de l’épouse d’Harry pour atteinte à la vie privée, pouvait s’appuyer sur les confidences… de Meghan elle-même. Confidences supposées, du moins. Explications.

En février 2019, Meghan, alors ex-actrice et encore duchesse, a intenté un procès à Associated Newspapers (société éditrice du «Daily Mail» et de sa version dominicale «Mail on Sunday»), pour avoir publié des extraits d’une lettre privée adressée à son père, Thomas Markle, en août 2018. Le 21 septembre dernier, les avocats d’Associated Newspapers avaient annoncé vouloir modifier leur ligne de défense : ils souhaitaient y intégrer la publication en août 2020 de «Finding Freedom» (Vers la liberté), un livre évoquant la rupture du couple avec la couronne britannique. Car selon les conseils du tabloïds, Meghan a «coopéré avec les auteurs» de l’ouvrage, qui fait référence à cette fameuse lettre.

Une lettre finalement dévoilée… pour arranger Meghan ?

Meghan, estiment les avocats, avait donné aux auteurs ou leur avait permis de recevoir «des informations sur la lettre» afin de livrer une version des événements qui lui soit «favorable». De fait, l’épouse d’Harry aurait accepté que le contenu de la missive soit publiquement dévoilé…

Les avocats de Meghan Markle ont réfuté toute contribution du couple à l’ouvrage des journalistes Omid Scobie et Carolyn Durand, dans lequel les ex-Sussex tiennent le beau rôle. le livre soutient notamment que le prince Harry était la force motrice de la rupture avec la famille royale, quand de nombreux tabloïds ont incriminé son épouse américaine.

Meghan et Harry n’ont pas collaboré avec les auteurs du livre !

«La plaignante et son mari n’ont pas collaboré avec les auteurs du livre, ils n’ont pas été interviewés pour celui-ci ni n’ont fourni de photographies aux auteurs», avait affirmé Justin Rushbrooke, l’avocat de l’ex-actrice. Il a ajouté que ni Meghan ni Harry, sixième dans l’ordre de succession au trône britannique, n’avaient parlé aux deux journalistes, à qui sa cliente n’avait jamais «donné l’impression (qu’elle) voulait que le contenu de la lettre soit reproduit dans le livre».

Mardi, la Haute Cour de Londres a finalement donné raison au tabloïd, qui peut ajouter «Finding Freedom» à sa ligne de défense. Un procès de dix jours est prévu en janvier 2021…

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