Penelope Fillon remontée : « Je me suis sentie ridiculisée, même parfois humiliée »

Débuté ce 15 novembre, le procès en appel de Penelope et François Fillon ne promet pas de nouvelles révélations. Pour l’ancien Premier ministre et son épouse, il s’agit surtout de laver leur honneur et d’annuler un première condamnation très lourde. Penelope a déjà musclé sa défense…

C’est reparti pour quinze jours dans l’oeil du cyclone. Ce lundi 15 novembre, Penelope et François Fillon, très unis, sont réapparus au Palais de justice de Paris pour réclamer l’annulation d’un premier jugement qui, en juin 2020, les a lourdement condamnés pour soupçons d’emplois fictifs. Ce procès en première instance fut un cauchemar pour le couple, dont l’intimité et le train de vie furent dévoilés dans les moindres détails. Dans le nouveau procès en appel qui doit courir jusqu’au 30 novembre, l’ancien Premier ministre entend défendre sa relaxe, alors qu’il a été condamné à 5 ans de prison dont 2 ans fermes, 10 ans d’inéligibilité et 375 000 euros d’amende. Présentée comme « la victime consentante d’un système », son épouse souhaite également contester ses 3 ans de prison avec sursis, 2 ans d’inéligibilité et 375 000 euros d’amende.

Les chroniqueurs judiciaires pressentent qu’il sera difficile pour Penelope Fillon de mieux prouver qu’elle a réellement travaillé en tant qu’assistante parlementaire de son mari, entre 1998 et 2013, ou en tant que « conseillère littéraire » dans La Revue des deux mondes, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, entre 2012 et 2013, moyennant quelques 135 000 euros bruts. Le retour de la très discrète Galloise à la barre est une épreuve pour elle. Mais elle a donné le ton, ce lundi 15 novembre.

Penelope Fillon moins timorée : « Cette fois-ci, j’aimerais vous convaincre »

Plus combattive, Penelope Fillon a fait référence au procès de juin 2020, qui s’est déroulé, à ses yeux, selon « un préjugé » à son encontre : « Je me suis sentie ridiculisée, même parfois humiliée, j’étais tétanisée au point de ne pas pouvoir m’exprimer comme je l’aurais voulu. » Et d’ajouter : « Cette fois-ci, j’aimerais vous convaincre. » Les réponses trop vagues de l’épouse de François Fillon sur ses contrats avait effectivement laissé plus que dubitatif, début 2020. Pas de demande de congés payés, ni de congé maternité, malgré 5 enfants. Aucune conscience des chiffres ou de sa valeur salariale.

Durant le procès des époux Fillon en première instance, particulièrement malmené par l’accusation, la propriétaire du manoir de Beaucé, dans la Sarthe, ne put que répéter que « c’est François qui a dit qu’il fallait faire comme cela », « je ne voulais pas que l’on croit que j’ai un rôle important. » Une vraie torture pour la sexagénaire, qui confiera ne plus supporter son prénom, en raison du « Penelope Gate ». Choquée d’avoir été présentée comme une « travailleuse passive », aussi naïve que profiteuse, Penelope Fillon portait les cheveux courts, ce 15 novembre. Façon pour celle qui craint tant la prison de prouver qu’elle n’est plus la même femme qu’en 2020 ?

Crédits photos : Christophe Clovis / Bestimage

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