Patrick Poivre d’Arvor “tyrannique” : les témoignages accablants de ses victimes présumées

Révoltées par le classement sans suite de l’enquête visant Patrick Poivre d’Arvor, plusieurs femmes ont accepté de témoigner contre lui auprès de Libération ce mardi 9 novembre.

L’heure est venue de sortir du silence. Elles s’appellent Stéphanie Khayat, Hélène Devynck, Aude Darlet, Emmanuelle Dancourt, Cécile Thimoreau, Muriel Reus ou encore Cécile Delarue et exercent les professions de journaliste, reporter et dirigeante de société, entre autres. Mais ce qui les lie, ce sont les actes de harcèlement, d’agressions sexuelles et de violsqu’elles dénoncent à visages découverts ce mardi 9 novembre auprès du journalLibération. Le nom de leur bourreau présumé ? Patrick Poivre d’Arvor. Et si elles ont accepté de prendre la parole en ce mois de novembre 2021, neuf mois après la plainte de Florence Porcel contre l’ex-présentateur de TF1, c’est parce qu’elles ont été consternées par le classement sans suite de l’affaire qui a visé le journaliste en juin 2021, malgré le nombre important de témoignages.

En effet, au fil de l’enquête préliminaire ciblant Patrick Poivre d’Arvor, celui-ci a fait l’objet de révélations accablantes. Dont celles d’une certaine Amélie (son prénom a été modifié par nos confrères), invitée à assister au journal du mis en cause "en 1991 ou en 1992." Elle était âgée de 23 ou 24 ans et était enseignante en région parisienne mais souhaitait décrocher un stage dans l’audiovisuel pour la télévision ou le grand écran. C’est alors qu’elle a contacté le journaliste de renom qui l’a invitée à le rejoindre dans les coulisses de son JT. Elle a découvert une facette troublante de sa personnalité. Il n’aurait pas été le plus aimable avec ses équipes. "Je me souviens qu’entre les sujets, il était très violent, il engueulait son équipe, il disait ‘C’est nul, c’est mauvais’, il était tyrannique", a-t-elle déclaré à la police lors de son audition du 18 mars 2021.

Amélie agressée sexuellement par Patrick Poivre d’Arvor

La situation n’a fait qu’empirer. Dirigée par une assistante de Patrick Poivre d’Arvor vers son bureau, Amélie a été rejoint par celui-ci après une vingtaine de minutes. Il lui a alors demandé une fellation, pratique qu’elle a refusé. "Il a eu une moue de caprice et m’a dit ‘Bon, dans ce cas-là, au revoir mademoiselle’ et m’a congédiée, très froidement", a raconté l’accusatrice. Témoignage qui colle avec ceux d’autres victimes présumées.

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