Ophélie Winter, ses grandes désillusions

Vidéo: Ophélie Winter fait son grand retour médiatique (Dailymotion)

La chanteuse se livre dans une autobiographie sans filtre.

La vie de l’interprète de « Dieu m’a donné la foi » est rocambolesque. Voici donc pour commencer les jeunes années d’une Ophélie Winter qui grandit pauvre à Neuilly-sur-Seine, abandonnée par un père coureur, élevée par une mère qui trouve normal d’offrir une rhinoplastie à son adolescente comme cadeau d’anniversaire. C’est elle qui a voulu que sa petite Ophélie soit une pop star, elle aussi qui a mis dehors sa fille trop ingrate à 16 ans, l’obligeant à vivre dans sa voiture et à se laver dans des toilettes de McDonald’s.

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Alors, Ophélie a tracé sa route, entourée d’hommes essentiellement. À commencer par Prince, dont elle a été la chérie pendant quatre ans. Une relation qu’elle décrit comme « littéralement déchirante » puisque l’homme, « jaloux et possessif », mentor de la chanteuse, lui laissait en gage, avant chaque séparation, un bout de tissu découpé dans sa tenue du jour.

Tout est dézingué sans vergogne

Dans sa vie amoureuse, il y a aussi, évidemment, Mc Solaar, nommé à demi-mot, amant aux multiples accès de colère. Et puis les Bernard, Tapie et Le Coq, pour qui elle a le béguin sur des tournages, ou un autre prince, celui de Monaco, qui la demande en mariage… par fax.

Le sujet rebattu du féminisme, les travers peu glamour de la vie de mannequin, la production prétendument odieuse de « Danse avec les stars », les vilains médias… Tout est dézingué sans vergogne. « Résilience », au titre mièvre et trompeur, fait sourire ou grincer des dents. Et laisse de son auteure l’image ambiguë d’une femme déterminée mais aussi d’une diva autoproclamée. Le prix à payer quand la vie ne nous fait pas de cadeau.

« Résilience », éd. HarperCollins, 173 pages, 19 euros

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