Omar Sy s’explique après sa lettre contre les violences policières

Un an après sa lettre dénonçant les violences policières, sur fond d’affaire George Floyd, Omar Sy persiste et signe. Mardi 1er juin, l’acteur de “Lupin” (Netflix) est revenu sur cette polémique dans la matinale de France Inter.

A propos de


  1. Omar Sy

Sa prise de position avait provoqué de nombreux débats. Refusant de se taire après la mort de George Floyd, Omar Sy avait exprimé sa colère dans une lettre ouverte publiée par L’Obs qui dénonçait les violences policières en France. Un geste salué mais aussi critiqué par certains, que l’acteur de Lupin, dont la saison 2 arrive le 11 juin sur Netflix, ne regrette en aucun cas.

Je ne regrette pas la lettre, je regrette les réactions qu’elle a provoqué, a-t-il expliqué à Léa Salamé. Les gens n’ont pas voulu comprendre ce que j’ai dit.” L’occasion de faire une petite mise au point pour ses détracteurs : “Pourquoi on ne peut pas dire qu’il y a des policiers racistes ? Cela ne veut pas dire que la police est raciste. Quand je dis qu’il y a des policiers racistes, je serais contre la police, contre l’État ? Pourquoi ? Je ne suis pas contre la police (…) Quand je vois des policiers tués, vous pensez que ça me fait plaisir ? (…) C’est de la folie, de penser ça”, est obligé de préciser l’acteur originaire de Trappes et longtemps pris pour cible par Eric Zemmour.

[email protected] : "Les choses sont toujours mises en opposition : pourquoi, quand je dis qu'il y a des policiers racistes, je serais contre la police, contre l'État ? Quand je vois des policiers tués, vous pensez que ça me fait plaisir ? C'est de la folie, de penser ça." #le79Inter pic.twitter.com/sWOgjJXiuk

La carrière d’Omar Sy affectée

Un peu plus tôt, dans une interview au Guardian, Omar Sy avait également reconnu qu’il connaissait les conséquences de sa lettre pour son image. “Il y en a qui ont dit qu’ils ne regarderaient plus mes films en France, se souvient le père de cinq enfants ayant soutenu la famille d’Adama Traoré. Je savais, au moment où je l’ai écrite, que cela affecterait ma carrière, mais je devais le faire. Je devais le faire. Compte tenu de ma notoriété en France, je devais dire quelque chose aux jeunes hommes qui me ressemblent.

Crédits photos : Zuma Press / Bestimage

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