Olivier Véran “méprisant”, “pas au niveau”… Le ministre a les oreilles qui sifflent

La Macronie s’est déjà mieux portée. Le second tour des élections législatives a mis à mal l’autorité d’Emmanuel Macron et de ses ministres. Après Élisabeth Borne, c’est au tour d’Olivier Véran, chargé des relations avec le Parlement, d’en prendre pour son grade.

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  1. Olivier Véran

Personne n’échappe à la critique au gouvernement. Même l’ex-monsieur Covid, Olivier Véran, désormais ministre délégué chargé des relations avec le Parlement français. Après l’obtention d’une majorité relative pour le camp présidentiel, son poste est au cœur des négociations ces derniers jours. Mais à en croire les propos recueillis par RTL chez certains députés, l’ex-socialiste est loin de faire l’unanimité à l’Assemblée. “Il est clivant et méprisant”, lâche un parlementaire de droite. Il occupe un ministère essentiel et il n’est pas au niveau”, pointe un politique de gauche.

Le prédécesseur de Brigitte Bourguignon, qui devrait par ailleurs prochainement remettre sa démission en raison de sa défaite aux législatives, est pourtant censé appeler les députés un par un pour les convaincre de rejoindre la majorité, rappelle RTL. Mais la défiance viendrait également de son propre clan, selon les informations de la radio. Avec un Parlement à ce point disparate – la Nupes et le Rassemblement national étant les deux forces d’opposition –, Olivier Véran a-t-il les épaules pour mener les discussions entre la majorité, la gauche et l’extrême droite ?

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Les piliers du gouvernement sur des sièges éjectables ?

Réélu dans sa circonscription de l’Isère le 19 juin, l’ex-neurologue a pourtant fait ses preuves par le passé, laissant un bon souvenir à Emmanuel Macron dans sa fonction de ministre de la Santé. Mais avec cette nouvelle Assemblée nationale, le vent aurait tourné. Les cartes sont redistribuées et la place de chacun des acteurs phares de ce second quinquennat semble, ces derniers jours, se trouver sur un siège éjectable. Élisabeth Borne en premier.

Après avoir remis sa démission au président ce mardi 21 juin et s’être vue refuser son départ, la Première ministre sait que sa place à Matignon est plus que jamais convoitée par ses collègues et tente désormais de rattraper les erreurs de son camp. Sur BFMTV ce jeudi 23 juin, l’ex-ministre du Travail a ainsi admis que la pression qu’impliquait sa fonction était “intense” mais que son rôle était bel et bien de “régler les problèmes qui n’ont pas pu se régler auparavant”.

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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