« Nous sommes dans une vraie dictature sanitaire » : Anny Duperey s’emporte

Ce lundi 15 février, interrogée par TV Magazine et Le Figaro, la comédienne Anny Duperey n’a pas caché son exaspération face à la fermeture des lieux culturels depuis plusieurs mois en France.

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  1. Anny Duperey

C’est un nouveau cri de colère en faveur de la culture. À l’arrêt depuis plusieurs mois à cause de la crise sanitaire, le monde de la culture s’est trouvé ces dernières semaines des porte-parole médiatiques qui jugent incompréhensibles la fermeture des musées, cinéma et salles de concert. Invitée de l’émission “Buzz TV“, animée par Le Figaro et TV Magazine, ce lundi 15 février, la comédienne Anny Duperey n’a pas caché son irritation devant la situation actuelle. Celle qui endossera l’un des rôles principaux de la série La Faute à Rousseau, ce mercredi 17 février, sur France 2, a regretté que notre “belle démocratie” soit désormais accompagnée “d’une vraie dictature sanitaire“. Elle appelle notamment à laisser “les gens se cultiver un peu.

Face à la fermeture de l’ensemble des lieux culturels, la comédienne de 73 ans ne mâche pas ses mots. “C’est une mesure exagérée“, évoque-t-elle, avant de souligner que “toutes les précautions sont prises” et qu’aucun cluster dans les théâtres n’a été repéré. L’actrice, qui a tenu le rôle de Catherine Beaumont dans la série télévisée Une famille formidable, pendant 26 ans, pointe du doigt les supermarchés “où aucune protection n’est prise“. Elle milite donc pour l’ouverture à court terme et à minima, des musées : “On ne touche rien. ll faut qu’on puisse permettre à un quota de gens de rentrer au Louvre ou ailleurs pour regarder des choses sans les toucher.

“C’est effrayant d’avoir à gérer une crise comme ça”

Au cours de son interview, Anny Duperey n’oublie pas ces artistes, “complètement frustrés” par la situation actuelle. “Certains copains commencent à être dans la misère, surtout les gens qui font de la planche, qui montent sur scène et qui ne tournent pas beaucoup, qui n’ont que ça”, précise l’actrice et romancière, qui malgré tout, préfère ne pas jeter la faute sur le gouvernement : “Je n’aurais souhaité à aucun gouvernement d’avoir un truc comme ça qui lui tombe sur le râble. C’est effrayant d’avoir à gérer une crise comme ça. Je ne me permettrai pas de critiquer les erreurs, ni les fausses nouvelles parce que personne n’en savait rien de ce qui allait arriver et de ce qu’il fallait faire au début.”

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Panoramic / Bestimage

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