Nicolas Sarkozy condamné : Gérald Darmanin prend parti, «  il a tout mon soutien »

Interrogé par BFMTV ce lundi 1er mars, Gérald Darmanin s’exprime sur la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite “des écoutes.” Face aux caméras, il lui fait part de son soutien.

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Il n’oublie pas son mentor. De passage à Alès, dans le département du Gard, Gérald Darmanin a eu écho des ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy. Ce lundi 1er mars, l’ex-président de la République a écopé d’une peine de trois ans de prison dont un an ferme pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite “des écoutes.” Le ministre de l’Intérieur ne peut s’empêcher d’avoir une pensé pour l’homme politique. “Chacun sait l’affection, le respect que j’ai pour Nicolas Sarkozy, qui a été un grand président de la République”, fait savoir le premier flic de France auprès de BFMTV. “En ces moments difficiles, [il] a évidemment tout mon soutien amical. Je n’oublie pas tout ce qu’il a apporté à notre pays.”

Les deux hommes ont formé un duo à part, en politique comme loin du pouvoir. Après des débuts militants au sein du Rassemblement pour la République, puis un passage par le cabinet de David Douillet, ex-secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger puis ancien ministre des Sports, Gérad Darmanin devient le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy en 2014. Candidat à la tête de l’UMP, il parvient à accéder à la présidence du parti et nomme le successeur de Christophe Castaner secrétaire général adjoint aux élections. Un poste que Gérald Darmanin quitte en 2016, apportant tout de même son soutien à l’ex-chef de l’État dans le cadre de la primaire de la droite et du centre. Dernière course pour Nicolas Sarkozy : il annonce sa retraite politique à la suite de sa défaite.

Gérald Darmanin: "Nicolas Sarkozy a évidemment tout mon soutien amical" pic.twitter.com/CqihylcCKb

Il l’a encouragé à prendre son envol

Ils sont unis par la même ambition. Ainsi, en 2017, Nicolas Sarkozy a poussé son fils spirituel à gravir les échelons, l’encourageant à accepter le poste de ministre de l’Action et des Comptes publics, proposé par Emmanuel Macron. “Si tu refuses, tu ne m’appelles plus jamais”, lui aurait glissé le mari de Carla Bruni-Sarkozy. “La seule chose qui m’embête, c’est que tu seras ministre du budget plus jeune que moi”, a-t-il ajouté avec humour. Son appui ne suffirait cependant pas à calmer les rancœurs des autres membres des Républicains et il ne permettra certainement pas à Gérald Darmanin de se débarrasser de ses propres déboires avec la justice.

Crédits photos : Agence/ Panoramic / Bestimage

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