Nicolas Bedos : ses confidences bouleversantes sur son "double deuil"

Dans les colonnes de Nice-Matin samedi 23 octobre 2021, Nicolas Bedos s’est livré à cœur ouvert sur la mort de Jean-Loup Dabadie, suivie de celle de son père, Guy Bedos. Une période très douloureuse pour le dramaturge.

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Nicolas Bedos a traversé des épreuves particulièrement difficiles. En effet, le cinéaste a récemment perdu deux êtres chers : Jean-Loup Dabadie, mort le 24 mai 2020, puis son père Guy Bedos, décédé le 28 mai 2020. Président du jury du festival Cinéroman qui se déroule à Nice jusqu’au dimanche 24 octobre 2021, le réalisateur de OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire a tenu à rendre hommage à l’homme de lettres, qu’il considérait comme son « deuxième père artistique ». Pour ce faire, il a souhaité projeter deux de ses films à la Cinémathèque.

Dans une interview accordée à Nice-Matin samedi 23 octobre 2021, il se confie sur cette période éprouvante, marquée par le « double deuil » de son papa et de son parrain. « Jean-Loup et mon père sont morts à trois jours d’intervalle. Je l’ai vécu de manière très masochiste », déplore-t-il, avant de poursuivre : « J’ai énormément regardé de vidéos, etc. Je voulais expliquer à ma compagne qui étaient vraiment ces gens. J’avais besoin qu’elle comprenne pourquoi je chialais. Elle connaissait la plupart des chansons écrites par Jean-Loup, sans forcément savoir qu’elles étaient de lui ».

Quand Jean-Loup Dabadie « s’engueulait » avec Guy Bedos

À travers cet entretien en toute sincérité, le compagnon de Pauline Desmonts salue la mémoire et l’œuvre du scénariste, qu’il admirait depuis son enfance : « Jean-Loup devait toujours défendre son bout de gras. Il était terrorisé à l’idée que les chanteurs, les comédiens, les metteurs en scène ou bien papa, dans ses sketchs, modifient une ligne », se souvient-il. Et d’ajouter : « Je l’ai vu un nombre phénoménal de fois arriver dans la loge et s’engueuler avec papa. Avant même de lui dire bravo, après deux heures de spectacle, Jean-Loup venait lui dire que c’était dommage d’avoir enlevé une phrase. Il était obsédé par ça. Il faisait la même chose à Yves Robert, à Claude Sautet ou Polnareff. C’était un homme joyeux, drôle, mais il avait cette frustration. Il était blessé ». Un témoignage émouvant…

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