Né en Algérie, le chanteur de rai Cheb Khaled a demandé à devenir marocain : ce que Mohammed VI a fait d’exceptionnel pour lui !

Alors qu’il est né en Algérie, Cheb Khaked, l’un des chanteurs de raï les plus connus, a reçu une distinction exceptionnelle de la part du roi du Maroc Mohamed VI. Découvrez laquelle.

Dans les années 90, à l’heure où la France se disait “Black, blanc, beur”, le raï a déferlé sur l’Hexagone. Une musique gorgée de soleil soufflée depuis les sommets de l’Atlas et des terres berbères. Parmi les stars de ce courant musical, Khaled fut l’un de ceux qui ont inondé les bandes FM de tubes. En 1992, c’est avec Didi que le chanteur est révélé au oreille du grand public avant de connaître la consécration suprême avec la chanson Aïcha, écrite par Jean-Jacques Goldman. “J’adore marier les couleurs, une fois la batterie qui est en avant, l’autre fois des percussions orientales, puis les violons égyptiens et la contrebasse américaine… Au début du raï, il n’y avait que la flûte, si l’apport d’autres instruments l’a fait connaître mondialement, pourquoi s’en plaindre ? Le reggae est aussi passé par ces étapes… Depuis des siècles, ma musique vivait renfermée. Grâce à la France, les portes se sont ouvertes. Ça faisait tout de même vingt-trois ans que je chantais…“, confiait l’artiste né à Oran à nos confrères de Libération en 1994. Mais même si la France lui a ouvert les portes, Khaled reste très attaché à ses racines maghrébines et surtout à un pays en particulier.

Le roi du Maroc Mohammed VI accepte de naturaliser à titre exceptionnel le chanteur Cheb Khaled

Même s’il a vu le jour en Algérie, Khaled a toujours exprimé son amour fou pour le Maroc. À tel point que le chanteur s’est vu octroyer un privilège exceptionnel. Dans le Bulletin officiel du 5 septembre 2013, en effet, un décret royal de Mohammed VI stipulait : “Est naturalisé, à titre exceptionnel : M. Khaled Hadj Brahim, né le 29 février 1960 à Oran, en Algérie“. Une décision qui aurait d’ailleurs irrité son pays natal. Mais l’interprète de Aïcha ne veut pour autant faire de politique. “Le raï me semble difficilement compatible avec la politique. J’ai reçu de nombreuses propositions, de poètes tunisiens, marocains, algériens, que j’étudie sans pouvoir dire aujourd’hui si j’y donnerai suite.“, racontait Khaled à Libération.

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