Mort d’Igor Bogdanoff : qui sont ses deux magnifiques filles, Sasha et Anna-Claria ?

Peu de temps après son jumeau Grichka, Igor Bogdanoff est lui aussi décédé des suites du Covid-19 ce lundi 3 janvier, à l’âge de 72 ans. Il était père de plusieurs enfants, notamment de deux filles, jolies et talentueuses. L’une chante. L’autre réalise. Et comme l’union fait la force, elles travaillent souvent ensemble.

C’est en 1989 qu’Igor Bogdanoff, décédé ce lundi 3 janvier, rencontre Ludmilla d’Oultremont, fille du Comte et de la Comtesse Marc-Antoine d’Oultremont. Il vient alors de se séparer de la comédienne Geneviève Grad avec laquelle il a eu un premier fils, Dimitri. Le couple se marie à Paris, dans le XVIème arrondissement, et donne naissance à trois enfants : Sasha, en 1989, Anna-Claria, en 1991 et Wenceslas, en 1994. Il divorcera en 1997, trois ans après la naissance de leur fils.

Aujourd’hui âgées respectivement de 32 et 30 ans, Sasha et Anna-Claria (de même que Wenceslas dit Wens, vocaliste et pianiste classique) sont chanteuse et réalisatrice. La première s’est produite cet été avec l’aventure « Racines rêvées », ou l’art de mêler les influences, un projet qui lui va bien. En effet, passionnée par le chant depuis toute petite, après un passage par le mannequinat, qui lui permet de parcourir le monde, Sasha Bogdanoff éprouve le besoin d’aller en quête de ses propres racines afro-américaines, cette partie de ses origines complètement ignorée.

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Sasha et Anna-Claria ont en effet un arrière-grand-père, Roland Hayes, qui fut le premier chanteur d’opéra noir reconnu internationalement. Lors d’une tournée en Europe, ce dernier était tombé amoureux et une petite fille était née de cet amour, la grand-mère des jeunes femmes. Mais Roland Hayes doit repartir aux Etats-Unis. Les amoureux s’écriront toujours mais ne se reverront plus et aucun lien familial ne sera maintenu. Sasha, qui ressentait ce vide, découvre cette histoire si romanesque et cette partie manquante ‘elle-même en partant à Boston, en 1985.  » Ces retrouvailles ont bouleversé ma vie. en retrouvant mes racines je me suis trouvée en tant qu’artiste « , dira-t-elle. Un premier EP voit le jour : Back to the Roots, ainsi qu’un clip Mississipi blues, (magnifiques !).

En 2018, pour le clip TOHIDU (titre produit par Matthieu Chedid et réalisé par Matthieu Chedid et Pierre Juarez), c’est sa cadette Anna-Claria Ostasenko Bogdanoff qui signe les images. Cette dernière, après une prépa à Jules Ferry, douée pour la photo, a choisi de faire la Fémis (école de cinéma). Elle en sort diplômée au bout de quatre ans d’études et le clip réalisé pour sa sœur Sasha décroche le prix du Meilleur clip de danse au Music Video Underground.

Sasha et Anna-Claria assument leur patronyme Bogdanoff malgré leur discrétion

Toutes deux sont toujours restées discrètes sur leur père leur oncle, cette partie de parentèle célèbre, mais assument leur patronyme Bogdanoff. Sasha et Anna-Claria semblent portées par une même recherche intérieure. D’ailleurs leur propos se rejoignent Au sortir de ses 4 ans d’études à la Fémis, Anna-Claria écrit sur sa page Facebook :  » On reste toujours quelqu’un d’autre à soi. Un étranger dans sa propre mémoire. Il me semble néanmoins que j’étais alors une personne perdue mais décidée à cheminer. Puis quatre ans ont passé. Je serais tentée de dire en un souffle : « Déjà ! Le temps s’est échappé… » Mais il m’apparaît que ce temps-là restera. Comme tous les temps importants desquels émergent un nouveau moi. Ce temps de l’école est celui d’une naissance déployée, si bien que je pourrais presque m’exclamer en mon for intérieur : « Aujourd’hui j’ai quatre ans ! » « 

Quant à Sasha, déjà maman, elle exprimait presque la même quête que sa sœur Anna-Claria, après son premier concert au Bus Palladium, à Paris, en 2015 :  » J’ai pris la décision d’être libre et d’aimer chaque jour de ma vie. Je me suis lancée dans une quête qui a duré des années. Je me suis soignée, pour guérir. J’ai cherché, pour trouver. J’ai mené un immense combat face à moi même pour m’en sortir, pour m’épanouir. Et j’ai chanté, j’ai composé, j’ai écrit… […] Depuis deux ans, je me retrouve face à la plus belle des missions qui m’ait été donnée de vivre: Elever ma fille. Mon plus beau « Oui à la Vie ». […] Pourtant, il y a toujours cette musique qui brûle en moi. « 

Crédits photos : BERTRAND RINDOFF PETROFF / BESTIMAGE

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