Mort de Henri Garcin : l’acteur, star de la sitcom Maguy, est décédé à 94 ans

Interprète de Pierre Bretteville dans « Maguy » et mari trompé par Fanny Ardant dans « La Femme d’à côté », Henri Garcin a rendu son dernier souffle dans la nuit de dimanche à lundi, à l’âge de 94 ans, a révélé sa fille et son agente.

Oscillant perpétuellement entre les planches et les plateaux de tournage, Henri Garcin a côtoyé l’écrivain Romain Gary comme le cinéaste François Truffaut, donné la réplique à Fanny Ardant comme à Catherine Deneuve. Après des décennies d’une longue et hétéroclite carrière, durant laquelle il est majoritairement resté dans l’ombre des premiers rôles, le comédien s’est éteint à l’âge de 94 ans dans une maison de retraite parisienne, dans la nuit de dimanche 12 au lundi 13 juin. Sa disparition a été conjointement annoncée par sa fille Adèle au Figaro et par son agente à l’Agence France-Presse, lundi 13 juin. Ce grand ami de Georges Moustaki avait débarqué à Paris à l’âge de 20 ans, après avoir passé son enfance à Anvers (Belgique).

Les spectateurs se souviennent de lui comme le drôle d’aguicheur du long-métrage La Vie de château (1966) signé Jean-Paul Rappeneau, mais aussi comme le gangster et éternel complice de Mireille Darc dans Fleur d’oseille (1967) de Georges Lautner, dont les dialogues sont écrits par Michel Audiard. C’est aussi, et surtout, ce mari trompé par sa femme, qui préfère les bras d’un jeune Gérard Depardieu dans La Femme d’à côté (1981) de François Truffaut. Il compose également la série de la sitcom Maguy (1985 – 1993) aux côtés de Rosy Varte, Jean-Marc Thibault, Evelyne Dassas, Jean Rougerie et Marthe Villalonga.

Henri Garcin, second rôle populaire au théâtre et au cinéma, célèbre pour son rôle dans la sitcom "Maguy" et celui de mari trompé dans "La femme d'à côté", est décédé à Paris à 94 ans, a annoncé son agente à l'#AFP pic.twitter.com/miQn9wUU2V

Quand Truffaut contait son « admiration » pour Garcin

Ce caméléon avait tapé dans l’œil de François Truffaut dans les années 1960. Après l’avoir vu sur scène dans la pièce Glenariff, le réalisateur de la Nouvelle Vague lui écrivait : « Mon cher ami, je suis plein d’admiration pour vous ; depuis des années je me demandais pourquoi le jeu au théâtre est tellement exagéré par rapport au jeu de cinéma et faute d’avoir trouvé la réponse j’ai refusé deux ou trois fois des mises en scène de théâtre. Hier soir, j’ai eu la preuve qu’une pièce peut se conduire, se mener, se jouer, se rythmer comme un film et même comme un très bon film… » La missive était rapportée avec émotion par Henri Garcin en personne, dans ses mémoires parues trois ans auparavant : « Longtemps, je me suis couché tard » (Morrigane Éditions). Et voilà, maintenant, le sommeil éternel.

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Crédits photos : ROBERT FAGES / BESTIMAGE

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