Mort de Christophe Dominici : où en est l'enquête ?

Au lendemain du décès de Christophe Dominici, ce mercredi 25 novembre, les enquêteurs privilégieraient la thèse du suicide. D’après les informations de BFMTV, seul un témoin a été auditionné.

Christophe Dominici voulait-il réellement mettre fin à ses jours ? Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort”, mardi 24 novembre, comme le relate la chaîne d’information en continu BFMTV. Les enquêteurs privilégieraient la thèse du suicide. Cependant, ils n’écarteraient pas encore la piste d’une chute involontaire. Afin de procéder à des examens, notamment des analyses toxicologiques, le corps de l’ancien rugbyman a été transporté à l’institut médico-légal de Garches.

Pour l’heure, l’unique témoin a été auditionné. Cette personne, un cycliste, rapporte avoir vu grimper un homme sur le toit de l’ancienne caserne Sully, dans l’enceinte du parc de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Ce bâtiment, désaffecté, se situe en bordure de l’autoroute A13. Sous ses yeux, Christophe Dominici se serait jeté dans le vide. Malgré l’intervention des secours, arrivés rapidement sur place, la chute d’une quinzaine de mètres lui aurait été fatale. Le décès de l’ancien ailier du XV de France a été constaté à 15h05. Son épouse, Loretta Denaro, ne se trouvait pas avec lui lors du drame. Mais elle était partie à sa recherche, inquiète de ne pas le voir rentrer de sa promenade. “En état de choc, elle n’a pu être entendue”, précise Le Parisien. D’autres témoins, directs ou indirects, n’ont pas encore été interrogés par les enquêteurs. Toutefois, toutes les auditions devraient se dérouler ultérieurement.

Des envies de suicide

Dans sa biographie Bleu à l’âme, parue en 2007 (Le Cherche midi), Christophe Dominici mettait des mots sur ses maux. L’icône du ballon ovale de 48 ans avouait souffrir d’épisodes de dépression. Par le passé, se donner la mort lui avait déjà traversé l’esprit, et il ne s’en cachait pas. “J’ai quelque chose qui a pété dans ma tête quand on m’a emmené voir un spécialiste des troubles psychologiques des sportifs de haut niveau, confiait-il. J’étais à deux doigts de me jeter sous un bus car la douleur morale agissait physiquement sur moi…”

Article réalisé avec l’agence 6 Médias

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