"Mon corps a lâché" : l’avocat de "Charlie Hebdo", Richard Malka, a dû venir au procès en béquilles – VIDÉO

Le procès des attentats de 2015 a été particulièrement éprouvant. L’avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka – connu pour sa longue plaidoirie, est revenu dans C à vous, mercredi 22 septembre 2021, sur la difficulté de cet évènement.

  • Anne-Elisabeth Lemoine

S’il est impossible de manquer en septembre 2021 Le Procès du 13 – Novembre et les prises de parole surréalistes de Salah Abdeslam, un autre procès refait parler de lui ; celui des attentats de novembre 2015. Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo – qui est également celui de l’affaire Mila, était l’invité de C à vous, mercredi 22 septembre 2021. Le défenseur de la liberté d’expression était présent afin de mettre en avant son ouvrage Le droit d’emmerder Dieu, la plaidoirie sur papier qu’il a tenue lors du procès entre septembre et décembre 2020. « J’ai essayé d’aller chercher au fond de moi, ce que j’avais déjà beaucoup plaidé, ce que j’avais vécu durant ces années. Les familles étaient là et je plaidais aussi pour des amis qui n’étaient plus là, eux. C’est mon histoire aussi. J’avais beaucoup de choses à dire et tous ces cris-là à pousser » explique Richard Malka sur France 5.

Richard Malka : le défenseur du « droit au blasphème »

Richard Malka estime que le combat doit continuer. « Je veux convaincre que si on abandonne ce droit-là (Ndrl : le droit au blasphème), l’hiver reviendra et pour très longtemps » déclare-t-il non sans émotion. Anne-Elisabeth Lemoine rappelle que durant l’audience, la plaidoirie de Richard Malka « avait duré 1h20 » et pour « la prononcer ce matin-là« , il était arrivé « avec des béquilles«  parce que « son corps n’avait pas supporté toute l’importance des cris à pousser« . La réponse de l’avocat de l’hebdomadaire satirique est sans équivoque. « Il faut dire qu’à cause de la Covid-19, le procès est devenu un moment très compliqué puisqu’il s’est interrompu au bout de deux mois, juste avant que je ne doive plaider. De semaines en semaines, il était prévu que je plaide, la tension montait et puis l’adrénaline..« . Finalement le procès est encore reporté. « Nerveusement, c’était un peu compliqué et dans les derniers jours, mon corps a un peu lâché » conclut ce dernier, toutefois remis physiquement.

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