Miss France 2021 : huit personnes bientôt jugées pour leurs tweets antisémites envers Miss Provence

Samedi 19 décembre 2020, TF1 diffusait la cérémonie de Miss France 202. Après son passage, April Benayoun, Miss Provence, a subi de violentes insultes antisémites. Selon les informations du Parisien, huit personnes seront bientôt jugées pour ces faits.

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Samedi 19 décembre 2020, Amandine Petit a été sacrée Miss France 2021 à la suite d’une très belle cérémonie au Puy du Fou. Sa première dauphine, April Benayoun, n’est passée qu’à quelques voix de la victoire, mais se souviendra toujours de cette soirée d’élection, et pas seulement pour le souvenir grandiose. La jeune femme de 22 ans, qui représentait la Provence lors du concours de beauté, a malheureusement été victime d’insultes antisémites sur les réseaux sociaux ce jour-là, au moment de son discours, durant lequel elle avait évoqué ses origines israéliennes du côté de son père. “C’est triste d’assister à de tels comportements en 2020. Je condamne bien évidemment ces propos, mais ça ne me touche absolument pas”, avait-elle réagi dans les colonnes de Var Matin dimanche 20 décembre 2020, avant de porter plainte. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait lui aussi été outré : “Je suis profondément choqué par la pluie d’insultes antisémites contre Miss Provence. Nous ne devons rien laisser passer. Honte à leurs auteurs. Les services de police et de gendarmerie sont mobilisés”, avait-il déclaré.

Six mois après cet effroi généralisé, la justice sera bientôt faite. Selon les informations de RTL confirmées par Le Parisien mardi 18 mai 2021, quatre hommes et quatre femmes seront jugés le mercredi 22 septembre 2021 pour “injures publiques commises à raison de l’origine, l’ethnie, la race ou la religion”.

25.000 euros d’amende et un an de prison

Ces huit personnes âgées de 20 à 58 ans et originaires des Bouches-du-Rhône, de la Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise, de la Sarthe, de l’Ain, du Bas-Rhin et du Rhône devront donc comparaitre devant le tribunal judiciaire de Paris, à la suite de l’enquête ouverte par le pôle national de lutte contre la haine en ligne du Parquet de Paris. Ils pourraient encourir 25.000 euros d’amende et 1 an de prison. Lundi 17 mai 2021, ils ont tous été placés en garde à vue lors d’une “opération coordonnée par la BRDP (Brigade de répression de la délinquance contre la personne) en lien avec les unités territoriales de sécurité publique de la police et les brigades territoriales de la gendarmerie”. Tous sauf l’un des neuf suspects, qui est mineur. Le parquet de Poitiers prend la relève en ce qui concerne sa procédure.

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