Marlène Schiappa cash sur Damien Abad : “Il ne pouvait pas rester au gouvernement”

Après LFI et EELV, c’est au tour de Renaissance, le parti présidentiel, de se doter d’une cellule d’écoute pour les victimes de violences sexuelles et sexistes. Ce jeudi 29 septembre, la ministre Marlène Schiappa a été nommée à sa tête et a détaille au Parisien son programme. L’occasion de revenir sur l’affaire Damien Abad…

Comme les autres, mais en mieux. Ce jeudi 29 septembre, Renaissance a annoncé la création d’une cellule d’écoute pour les victimes de violences sexuelles et sexistes et l’arrivée de Marlène Schiappa à sa tête. Dans les colonnes du Parisien, la secrétaire d’État à l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative s’est exprimée sur son programme et son désir de se différencier des autres partis, tels que La France insoumise et Europe Écologie Les Verts, qui ont démontré des failles de ces structures. Au cours de cet entretien, la ministre est aussi revenue sur l’affaire Damien Abad, qui a perturbé les premières semaines du second quinquennat d’Emmanuel Macron.

Accusé de viols par deux femmes et de comportements problématiques par d’autres, l’ex-ministre des Solidarités, nommé le 20 mai dernier, a fini par céder à la pression médiatique et aux requêtes des députées féministes outrées par sa présence au gouvernement. Le 4 juillet, l’élu annonce sa démission, après plusieurs semaines de révélations et de pressions de la part de la Première ministre, Élisabeth Borne. “Je me suis toujours exprimée en disant que Damien Abad ne pouvait pas rester au gouvernement, du fait du nombre répété de signalements”, a ainsi déclaré Marlène Schiappa dans Le Parisien.

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Marlène Schiappa face à ses contradictions

Dans son interview et en réponse à une question sur Damien Abad, la ministre a tenté d’expliquer l’objectif de la cellule d’écoute de Renaissance. “Je ne dis pas que nous lavons plus blanc que blanc, je ne veux pas donner des leçons, mais construire un système efficace”, a-t-elle assuré, en affirmant que le parti présidentiel échangerait avec les formations politiques de la majorité, MoDem et Horizons. L’idée sera ainsi de “voir comment éviter que des personnalités puissent, en changeant de parti, faire comme si elles étaient blanchies, les infos n’étant pas communiquées d’un mouvement à l’autre”.

Le quotidien est également revenu sur le soutien apporté par Marlène Schiappa à Nicolas Hulot, lorsque ce dernier avait été mis en cause pour la première fois dans l’éphémère magazine Ebdo, en 2018. “Nous, on ne connaissait pas l’antériorité ni la gravité des faits. À l’époque, la victime ne voulait pas qu’on évoque le sujet. Ce que j’ai dit et que je pense toujours, c’est que je veux qu’on respecte la parole des victimes, y compris quand elles souhaitent que leur affaire ne soit pas rendue public”, s’est-elle justifiée, sans retirer son soutien d’alors à l’ex-ministre de l’Écologie, depuis accablé dans une enquête d’Envoyé Spécial diffusée en novembre 2021.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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