"Macron, j'aimerais bien lui péter la gueule" : un acteur français tacle le président en direct du Festival de Cannes

Emmanuel Macron compte malheureusement un détracteur de plus… Ce samedi 10 juillet 2021, lors d’une conférence de presse organisée en marge du Festival de Cannes, l’acteur français Pio Marmaï n’a pas mâché ses mots au sujet du Président de la République.

En juin dernier, lors d’un déplacement dans la Drôme, Emmanuel Macron a été giflé par un passant ayant réussi à échapper à la vigilance du personnel de sécurité. Si les images de cette altercation ont rapidement fait le tour de la toile, l’homme qui se défini comme “anarchiste” a directement été placé en garde à vue avant d’être jugé en comparution immédiate…

Un mois après cet épisode fâcheux, le président de la République doit faire face à un détracteur de plus. Et c’est cette fois un célèbre acteur français qui s’est lâché au sujet du mari de Brigitte Macron. Lors de la conférence de presse du film “La Fracture” organisée dans le cadre du 74e Festival de Cannes ce samedi 10 juillet, le comédien n’a pas mâché ses mots. “Alors en l’occurrence moi Macron j’aimerais bien aller chez lui en passant par les chiottes et par les tuyaux et lui péter la gueule, ça évidemment un peu comme tout le monde, dans l’absolu” a-t-il déclaré alors qu’une journaliste venait de demander à la réalisatrice Catherine Corsini si elle avait un message pour le président de la République.

Pio Marmaï défend les Gilets Jaunes
Celui qui campe le rôle d’un routier grièvement blessé lors d’une charge de CRS lors d’une manifestation des Gilets jaunes, dans le film La Fracture a également lancé : “Si j’avais Macron en face de moi, je lui dirais, ‘mon pote, là, merde, qu’est-ce qu’il se passe ?'”. On note que dans le long-métrage qui est compétition pour la Palme d’Or, une séquence montre son personnage révèle que les Gilets Jaunes auraient dû passer par les égouts pour aller exprimer leur colère à Emmanuel Macron, au lieu de vouloir y accéder par les portes de l’Élysée.

L’acteur de 36 ans a ensuite justifié ses propos tout en défendant le film : “Quand on pousse les gens à un endroit de fragilité et de violence pareille, c’est sûr qu’il y a une maladresse qui peut surgir. Un moment un peu de dureté, de révolte dure. C’est ça que j’ai essayé de raconter” a-t-il dit avant d’expliquer qu’il est intéressant d’observer “comment on raconte cette révolte (la crise des Gilets jaunes), que ça passe par la langue, ou par la violence”.

Aliénor de la Fontaine

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