Louis de Funès dur avec ses enfants : son fils Patrick témoigne de son éducation stricte

Dans les colonnes du Parisien, Patrick de Funès, l’un des fils de Louis de Funès, a fait de rares confidences au sujet de son père. Un homme qui, en privé, faisait beaucoup moins rire qu’au cinéma.

Louis de Funès

On ne présente plus Louis de Funès. Lui, qui a joué dans plus de 140 films au cours de sa carrière, dont les très populaires Le gendarme de Saint-Tropez et La Grande Vadrouille, est l’une des figures comiques les iconiques du cinéma français. Mais quel homme était-il en privé, lorsque les caméras n’étaient pas braquées sur lui ? Pour ses trois fils Daniel, Patrick et Olivier, il était surtout le symbole de l’autorité. “C’était un père très autoritaire, très présent. Trop, même. Il était chiant. Il se mêlait de tout, suivait de près mes études médicales”, confie son plus jeune fils Patrick, fruit de ses amours avec Jeanne Augustine Barthélemy, dans le dernier numéro du Parisien.

Ce côté tyrannique, Jean-Jacques Jelot-Blanc, le biographe du comédien décédé, en avait déjà fait part dans les colonnes du Figaro, en 2014. “Dans sa vie privée, Louis de Funès n’était pas très drôle (…) Un jour, son premier fils, Daniel, m’a dit : ‘L’ombre du père était tellement présente que je n’ai jamais pu l’appeler papa, je l’appelais Louis.’ C’était très certainement un père aimant, mais surtout un père très absent”, avait témoigné celui qui l’avait côtoyé pendant de longues années.

Louis de Funès était aussi un père aimant

Patrick, lui-même, s’était déjà exprimé au sujet de sa légende de père. Dans le livre Louis de Funès : ne parlez pas trop de moi, les enfants, il en avait toutefois parlé en des termes on ne peut plus élogieux. “Il était très humain, gentil et marrant. Modeste aussi. Un jour, alors que nous étions bien dans un petit bistro, maman l’a appelé pour nous rejoindre. Il n’a pas voulu, de peur d’ennuyer les amies qui nous accompagnaient…“, s’était-il remémoré avec émotion.

Si Patrick était très admiratif de son père, outre son immense talent, c’est parce qu’il a été passionné par son métier jusqu’à la fin de sa vie. Loin de n’être attiré que par l’argent, il cherchait surtout à faire ce qui lui faisait plaisir.Comme tous les artistes, il fonctionnait à l’impulsion. Pas à la réflexion économique comme actuellement. Il a repris la pièce Oscar à Paris, en dépit des risques que cela comportait et qu’il connaissait, parce que je lui avais dit que je l’aimais bien ! Juste comme ça : un flash. Ce trait de caractère, je le tire aussi de lui”, avait-il écrit dans son livre. Patrick n’aurait pas pu rêver d’un meilleur exemple dans sa vie.

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