“Les perdreaux de l’année” : ces deux ministres déjà sous le feu des critiques

L’annonce du gouvernement d’Élisabeth Borne est à peine faite que certaines critiques se font déjà entendre concernant la nomination de certaines ministres, à savoir Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher, respectivement ministre de la Transition écologique et ministre de la Transition énergétique.

Leur nomination, le 20 mai dernier, aux postes de ministre de la Transition écologique et de ministre de la Transition énergétique, n’a visiblement pas plu à tout le monde. Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher n’auraient pas le profil de leur poste. Pire, « leur manque d’expérience sur des questions si importantes interroge », explique Anne Bringault, de l’ONG Réseau Action Climat au Parisien. Selon cette dernière, « Agnès Pannier-Runacher connaît les enjeux industriels mais pas la transition énergétique et Amélie de Montchalin n’est pas connue pour ses prises de position en faveur de l’écologie ». Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), ne mâche pas ses mots et déclare carrément qu’ « on vient de nommer deux perdreaux de l’année à l’Environnement ».

Les deux ministres répondent aux critiques

« Il faut nous juger sur notre bilan. Pour moi, c’est une baisse de 3,6 tonnes de gaz à effet de serre, grâce à l’action mise en place avec le plan de relance », indique Agnès Pannier-Runacher, toujours au Parisien. Certains leur reprochent d’être trop bonnes élèves, voire trop discrètes. Mais pour elles, ce n’est pas la question. L’équipe d’Amélie de Montchalin rétorque : « Quand elle était secrétaire d’État aux Affaires européennes, elle a négocié pendant des nuits et des jours, à Bruxelles, pour obtenir la neutralité carbone. » Avant d’ajouter : « Comme d’habitude, on va faire nos preuves en travaillant d’arrache-pied. »

Des « fonds de tiroir » pour Emmanuel Macron ?

« Ce sont des nominations de fond de tiroir dans un gouvernement qui ne comprend aucun écologiste » pointe le chargé de campagne climat à Greenpeace France, Clément Sénéchal. Pour lui, « c’est significatif de l’incapacité d’Emmanuel Macron à convaincre qui que ce soit de sa volonté d’incarner le concept même d’écologie ». Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher ont la réputation de beaucoup travailler. Un haut fonctionnaire de Bercy explique que c’est à elles que l’on a confié « les patates chaudes, les dossiers indémerdables ». Et de conclure : « Elles ont fait le job. Voilà pourquoi elles sont là aujourd’hui. »

Article écrit en collaboration avec 6Médias

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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