Leïla Bekhti : « J’ai appris à vivre avec certains complexes »

L’actrice est à l’affiche mercredi 20 septembre du magnifique film Les Intranquilles. Elle nous explique sa vision du couple et son rapport à l’image.

C’est sans doute le plus beau rôle de la carrière de Leïla Bekhti. Celui d’une femme dont le compagnon (Damien Bonnard), avec lequel elle a un enfant, est diagnostiqué bipolaire. Un terrible maladie qui va ronger leur couple. Dans Les intranquilles, de Joachim Lafosse, en salles mercredi 20 septembre, l’actrice de 37 ans, maman de trois enfants, fait éclater tout son talent et n’a pas hésité à montrer une image d’elle-même moins glamour qu’à l’habitude. Nous avons rencontré la compagne de Tahar Rahim de lors du dernier festival de Cannes où elle défendait le film présenté en compétition officielle. Elle se confie.

GALA : Qu’avez-vous ressenti en lisant le scénario ?

LEïLA BEKHTI : Beaucoup d’excitation. J’adore les histoires de couple, c’est un puits sans fond. L’amour, c’est la chose la plus irrationnelle qui puisse exister. L’histoire n’est pas manichéenne, elle est très nuancée, comme l’est un couple. Dans la vie à deux, on peut être amené à prendre des places qu’on n’avait pas forcément envisagées, et on finit par s’y habituer. Et puis j’aime beaucoup les films du quotidien parce que ce sont les plus difficiles à faire. J’espère qu’on croit à cette famille parce que moi, j’y ai cru.

GALA : À l’écran, vous n’êtes pas forcément mise en valeur physiquement.

L. B. : Oui, c’est vrai, j’ai oublié le maquillage et la coiffure pour ce film. J’ai voulu tourner en prenant des kilos. C’était important pour moi, je trouvais que ça racontait quelque chose sur le personnage. Avant le tournage, j’étais en train de perdre du poids, Joachim m’a dit de ne surtout pas en perdre.

GALA : Pourtant, l’image est importante dans votre métier…

L. B. : Je n’ai pas forcément tout le temps confiance en moi, j’ai appris à vivre avec certains complexes. Je n’ai pas une beauté parfaite, je prends 27 kilos pour chaque grossesse, ce n’est pas grave. Depuis, j’ai voulu remaigrir parce que je me sentais mieux dans ma peau, mais si je veux regrossir le mois prochain, ça ne sera pas une affaire d’Etat. Je ne suis pas dans le contrôle.

Crédits photos : JACOVIDES-BORDE-MOREAU / BESTIMAGE

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