Le saviez-vous ? Bernard Tapie : l’appartement dans lequel il est mort ne lui appartenait plus

Après un long combat contre le cancer, Bernard Tapie est mort dans son hôtel particulier à Paris, dont il avait acquis la propriété en 1986. Comme le relate Libération ce dimanche 3 octobre, l’homme d’affaire de 78 ans venait de le vendre à un richissime patron d’entreprises.

Il se battait depuis plusieurs années contre un cancer généralisé, « le match de (sa) vie ». Ce dimanche 3 octobre, Bernard Tapie est mort à l’âge de 78 ans à son domicile parisien, un hôtel particulier du VIIe arrondissement qu’il avait acheté en 1986. Durant l’été, l’ancien président de l’Olympique de Marseille avait cependant vendu la bâtisse, avec ses 600 m2 habitables et son jardin de 1 000 m2, pour la modique somme de 80 millions d’euros. Comme le relate Libération, l’acquéreur de l’appartement n’est autre que François Pinault, sixième fortune française et patron du groupe Kering (La Redoute, la Fnac…).

Criblé de dettes, Bernard Tapie n’a pas bénéficié du produit de la vente, « immédiatement récupéré » par les liquidateurs judiciaires de ses sociétés. D’après Libération, la cession de son hôtel Cavoye devait permettre d’éponger ces fameuses dettes, d’une valeur de 400 millions d’euros. Une somme considérable, malgré un patrimoine évalué à 300 millions d’euros. L’homme d’affaires s’était offert l’exceptionnelle demeure parisienne moyennant 100 millions de francs à l’époque. Malgré la vente de son bien, Bernard Tapie a continué d’y vivre, l’hôtel particulier étant sa résidence principale. En plus de cet appartement, l’ex-patron d’Adidas était propriétaire du moulin de Breuil, à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), et d’une villa à Saint-Tropez, la Mandala.

Le tout pour le tout pour son hôtel

Dans la rue des Saints-Pères, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, les hommages se sont multipliés devant l’ancien appartement de Bernard Tapie. À l’annonce de sa mort, de nombreux admirateurs de l’ex-ministre se sont succédé devant l’hôtel Cavoye pour déposer une gerbe de fleurs, un petit mot ou encore une écharpe de l’OM. Très attaché à ce lieu, Bernard Tapie aurait tout tenté pour le garder. Comme le raconte Le Parisien, la filiale du Crédit Lyonnais, avec qui l’ex-patron d’Adidas était en conflit, avait organisé une visite publique du bien, en 1994. Une manière de récupérer une partie de son argent. Sans succès. « Il l’a longtemps laissée se dégrader pour éviter qu’on la lui saisisse. Il lui arrivait même de couper l’électricité à l’approche des huissiers », a confié un proche de Bernard Tapie auprès du journal.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : ALAIN ROLLAND/ IMAGEBUZZ/ BESTIMAGE

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