« La droite a signé son arrêt de mort… » : un ministre d’Emmanuel Macron analyse la chute des Républicains

Pour un ministre d’Emmanuel Macron, cité par Le Figaro ce dimanche 7 mars, Les Républicains ont perdu de leur superbe à l’approche de l’élection présidentielle de 2022 pour une raison précise.

A propos de

  1. Emmanuel Macron

À mesure que 2022 approche, le rempart républicain s’affaisse. En pleine désillusion à la suite de la récente condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption et trafic d’influence – sentence à laquelle il compte faire appel – Les Républicains perdent espoir de le voir signer son retour en politique. Le parti est en manque d’une figure pouvant l’incarner et la propulser jusqu’au sommet du pouvoir. “Une lente et pathétique dérive de LR”, d’après un ministre d’Emmanuel Macron cité par Le Figaro ce dimanche 7 mars, qui aurait trouvé racine bien avant la condamnation de l’ancien chef de l’État. “La droite en tant que parti a de toute façon signé son arrêt de mort en refusant de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen le soir du premier tour de 2017.”

Ce n’est cependant pas faute d’éventuels candidats se bousculant en coulisses. Et si la stratégie de l’entre-soi serait le point faible des Républicains pour ce proche de la présidence, elle pourrait représenter une autre marche vers la réussite pour Marine Le Pen. Un grand nombre d’électeurs serait prêt à exclure l’option de voter pour Emmanuel Macron dans le cas d’un second duel face au Rassemblement national. Certains estiment toutefois que toutes les hypothèses restent possibles. “On ne peut pas préjuger aujourd’hui de ce que les électeurs décideront de faire au dernier moment dans l’isoloir.”

Prêts à se serrer les coudes ?

Une alliance pourrait tout changer, et pas n’importe laquelle. Pour l’ex-membre du Comité consultatif national d’éthique Luc Ferry, Nicolas Sarkozy pourrait bien appeler ses électeurs à rejoindre Emmanuel Macron, à défaut de pouvoir unir lui-même la droite, pour faire de nouveau barrage à Marine Le Pen, dont la victoire semble de plus en plus probable. Ou encore à Xavier Bertrand, dont les ambitions présidentielles sont évidentes. “J’ai pu voir que c’est dans le même parti qu’on se déteste le plus”, a analysé Luc Ferry sur l’antenne de LCI. “Il est très possible que Nicolas Sarkozy puisse dire qu’il faut voter pour Emmanuel Macron, plutôt que pour un candidat de la droite pour lequel il n’a pas d’estime. Tous les coups sont permis.

Crédits photos : Eliot Blondet / Pool / Bestimage

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