Juliette Gréco ruinée à la fin de sa vie : les confidences de sa petite-fille

Julie-Amour Rossini, la petite-fille de Juliette Gréco livre quelques souvenirs avec sa grand-mère au magazine Gala, en kiosque jeudi 23 septembre 2021.

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Une place inaugurée à son nom à Saint-Germain-des-Prés. Un juste retour des choses pour celle qui fit partie des icônes des nuits parisiennes dans les années 50 et un monument de la chanson française. Décédée en 2020 à l’âge de 93 ans, Juliette Gréco était très proche de sa petite-fille, Julie-Amour. Elle rendait régulièrement visite à sa grand-mère, qui, les dernières années de sa vie, vivait dans sa maison de Ramatuelle. « Mamie était très discrète, elle ne se plaignait jamais. On écoutait à fond ses chansons, elle chantait aussi dans son salon à Ramatuelle où elle a fini ses jours. Elle s’y sentait bien, c’était son havre de paux. Et elle a pu garder son train de vie malgré des difficultés financières. En tant qu’interprète, elle ne touchait rien, n’avait rien mis de côté et disposait d’une petite retraite. Mais je me suis battue pour qu’elle ne souffre pas », confie Julie-Amour Rossini au magazine Gala, disponible en kiosque jeudi 23 septembre 2021.

L’interprète de Jolie môme de Léo Ferré a pourtant vendu des millions de disques. Serge Gainsbourg, Boris Vian ou Jacques Prévert lui ont notamment composé des chansons. Mais le fait qu’elle n’en soit ni l’autrice ni la compositrice l’ont privée de royalties. Pas de quoi nourrir de rancœur ni frustration. En 2015, alors qu’elle entamait une tournée d’adieu à travers plusieurs pays, Juliette Gréco, alors âgée de 88 ans, confiait son rapport détaché à l’argent. Interviewée par Nikos Aliagas sur Europe 1, elle déclarait: « Je ne fais pas mes comptes. […] C’est l’enfer… Je suis nulle. Ça ne m’intéresse pas. Du moment qu’il y’en a pour vivre et pour faire vivre les gens que l’on aime. Les impôts ce n’est  quand même pas mon livre de chevet. Ça ne m’intéresse vraiment pas. J’accepte que cela existe car ce n’est pas possible autrement. Quand ce n’était pas de l’argent, c’était des coquillages mais ça revenait au même. Personne n’est assez riche pour m’acheter ». On retrouve bien là l’interprète de la chanson Je suis comme je suis, écrite par Jacques Prévert : « Je suis comme je suis, je suis faite comme ça, que voulez-vous de plus?
que voulez-vous de moi ? »

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