Jean-Luc Reichmann : ce sujet qu'il avait "tellement honte" d'aborder avec ses parents

À l’occasion de la saison 8 de Léo Matteï, brigade des mineurs diffusée sur TF1 jeudi 8 avril 2021, Jean-Luc Reichmann s’est confié dans les colonnes de TV Grandes Chaînes. L’occasion de révéler cette blessure dont il n’a pas osé parler à ses parents, adolescent.

  • Jean-Luc Reichmann

Jean-Luc Reichmann est une figure incontournable du PAF. Jeudi 8 avril 2021, la saison 8 de Léo Matteï, brigade des mineurs était diffusée sur TF1. Pour la promotion de ces nouveaux épisodes, le présentateur phare des Douze coups de midi a accordé une interview à TV Grandes Chaînes. Il s’est livré sans tabou sur son adolescence, marquée par des épisodes douloureux. Des souffrances d’autant plus difficiles à vivre, qu’il n’osait pas les évoquer avec ses parents.

Lors de cet entretien, Jean-Luc Reichmann, qui a récemment contracté la Covid-19, a expliqué son rapport à la différence : “Je me bats pour la différence depuis des années. Je ne sais pas si vous savez, mais il paraît que j’ai une tache sur le nez !”, a-t-il ironisé avant de poursuivre : “Et puis, j’ai une petite sœur qui est sourde profonde, ce qui m’a aussi aidé dans cette réflexion. Cette saison de Léo Matteï, brigade des mineurs est très engagée parce qu’on dénonce encore plus ce qui se passe dans le sport, dans le monde des familles d’accueil et du handicap, ou dans les communautés.” Une cause qui fait écho à son propre vécu : “Dans la cour de récréation, les enfants sont cruels. Il y a le petit, le gros, le rouquin, le maigre… et puis il y avait ‘la tache’. Quand, à 14 ans, devant trente-cinq élèves, un prof de français m’a dit ‘La tache, au tableau !’, j’ai pris encore plus conscience du mal que ça peut faire.”

“On était très pudiques et on ne parlait pas de ces choses-là”

Ses camarades, autant que les professeurs, n’ont pas toujours été tendres avec Jean-Luc Reichmann. “Et en même temps, c’était la naissance d’un combat. À l’adolescence, il y a aussi la transformation du corps, les premières petites copines, et ce genre de réflexions : ‘On va pas sortir avec un gars qui a une tache sur le nez !’ Ce sont de vraies blessures…”, a poursuivi le compagnon de Nathalie Lecoultre, avant d’évoquer ses parents : “On était très pudiques et on ne parlait pas de ces choses-là. C’était une autre génération, un autre temps. J’avais tellement honte.” D’où l’importance pour le célèbre animateur, de libérer la parole sur les personnes en situation de handicap. Un sujet qui lui tient particulièrement à cœur.

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