Jean Imbert : touché par les critiques suite à son arrivée au Plaza Athénée, il réagit

Jean Imbert était invité sur le plateau de Quotidien jeudi 9 septembre 2021. Le nouveau chef du Plaza Athénée s’est confié, non sans émotion, sur les nombreuses critiques reçues après sa nomination.

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C’est une nouvelle qui a fait couler beaucoup d’encre. Mardi 15 juin 2021, après des semaines de rumeur, le Plaza Athénée dévoile un communiqué de presse pour annoncer l’arrivée de Jean Imbert dans les cuisines de ce lieu emblématique afin de remplacer Alain Ducasse. Une nouvelle que l’ancien candidat de Top Chef confirme sur son compte Instagram quelques heures plus tard, anticipant par la même occasion les critiques qu’il pourrait redevenir : “Je sais bien que j’ai des rêves beaucoup trop grands pour moi mais quelle chance j’ai de pouvoir en réaliser, toujours émerveillé comme un enfant. (…) Bien entendu beaucoup de gens vont douter de mes capacités pour ce poste (…). Mais avant de dire et d’écrire que je ne vais pas être à la hauteur, on pourrait peut-être attendre de voir mon projet et me laisser une chance, non ?”.

Et Jean Imbert avait vu juste. Dans un papier publié par M Le Monde vendredi 20 août 2021, de nombreux chefs ont vertement critiqué le chef. C’est le cas notamment de François Régis-Gaudry qui regrettait : “Il n’a ni le CV ni l’expérience nécessaire pour une telle place. Je ne dis pas qu’il n’a pas de talent, encore que, mais il y a des centaines de chefs plus expérimentés que lui, plus travailleurs. Il aime le bling-bling, les gens connus, l’argent… Il a le talent du culot, des réseaux sociaux, des selfies et de savoir bien s’entourer”.

“Quand je rentre chez moi à une heure du matin, le chef du Plaza Athénée, c’est moi”

Invité sur le plateau de Quotidien à l’occasion de l’ouverture du Relai Plaza mercredi 8 septembre 2021, Jean Imbert a accepté de réagir aux nombreuses critiques qu’il a pu recevoir, non sans émotion : “C’est vrai que ce n’était pas simple, commence-t-il. Mais ils auraient pu avoir l’élégance d’attendre que j’ouvre au lieu de me critiquer directement”. Yann Barthès lui demande ensuite : “Comment vos expliquer cette violence ? La gastronomique est un monde impitoyable ?”. “Déjà quand je lis cela, je ne me reconnais pas”, avoue Jean Imbert. “‘Pas travailleur’, les gens qui me connaissent savent que je bosse. J’étais plus embêté pour mes parents. Ça fait 20 ans qu’on me critique, qu’on me dit que je ne vais pas y arriver (…) Tout ça il faut le mettre de côté et toujours écouter sa petite voix qui me dit ‘vas-y lâche rien’, car quand je rentre chez moi et que je suis dans ma douche à une heure du matin, le chef du Plaza Athénée, c’est moi”, conclut-il.

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