« Il s’est passé un truc dans sa voiture » : avant de se suicider, Nolwenn avait alerté son père

Un an après son terrible geste, les parents de la jeune fille réclament  que le statut de victime lui soit octroyé, en raison du harcèlement qu’elle subissait.

Au micro de RMC, les parents de la jeune Nolwenn ont une nouvelle fois alerté sur les abus dont ils pensent que leur fille et certaines de ses camarades ont été victimes de la part de leur coach de football. L’adolescente de 17 ans, avait tenté à plusieurs reprises de donner l’alerte mais aucune suite n’avait été donnée. Déjouant la vigilance de ses parents, dans un geste de désespoir, elle s’était jetée sous un train le 16 octobre 2020.

Depuis leur domicile, non loin de Belfort, sa mère, Sandrine, a tenté d’expliquer le geste de sa fille : « Nolwenn était désespérée et ne croyait plus du tout à ce monde d’adultes, à l’autorité, à la justice. » Son père a lui aussi expliqué ce que sa fille lui avait péniblement confié au sujet de son entraîneur : « Elle me l’a dit, il s’est passé un truc dans sa voiture. » En précisant que sa fille n’arrivait pas à donner plus de détails sur son calvaire.

🗨 "Elle m'a dit: 'Papa, il s'est passé un truc dans sa voiture'"

Un an après le suicide de Nolwenn, ses parents se battent pour faire reconnaître son statut de victime de harcèlement pic.twitter.com/RiN5NT7b3Y

Prendre en compte dès la première dénonciation

L’homme éploré a expliqué avoir alerté la gendarmerie, puis la police, sans qu’aucune suite ne soit jamais donnée. Les parents aimeraient que l’omerta se brise autour de l’affaire : « Je voudrais que les jeunes filles qui étaient avec elles et qui m’ont parlé au téléphone disent ce qui s’est passé. Elles n’osent plus parler, elles ont peur, on ne sait plus quoi faire. » Les parents ont insisté pour que justice soit rendue à leur fille : « On veut que Nolwenn soit reconnue comme victime. Parce que sans les signalements de notre fille, jamais cette histoire ne serait sortie au grand jour. » Avant d’appeler à l’avenir à plus de courage et de responsabilité quand de jeunes victimes prennent la parole : « Il faut que les parents, les autorités, l’éducation nationale, les clubs sportifs etc. prennent tout de suite les choses en considération.« 

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Capture d’écran RMC/BFMTV

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