« Il n’oubliera pas » : Emmanuel Macron a la rancune tenace envers certains ministres

Ce lundi 09 janvier, le journal l’Opinion évoque la rancune d’Emmanuel Macron envers ses ministres qui déclinent quasiment tous la possibilité d’être tête de liste lors des élections régionales.

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  1. Emmanuel Macron

Une relation complexe. Entre Emmanuel Macron et ses ministres, le fil aurait tendance à s’étirer sans rompre ces dernières semaines. La dernière preuve en date est l’intervention surprise du chef de l’État au 20 heures de TF1 pour évoquer la production de vaccins. Les membres du gouvernement Castex n’avaient pas été informés de cette interview présidentielle. Les élections régionales, initialement prévues en mars prochain et finalement décalées en juin, sont une autre source de crispation. Ce lundi 09 janvier, le journal l’Opinion évoque un président de la République “résigné” de ne voir aucun ministre de son parti La République En Marche ! vouloir se lancer dans la campagne des régionales. “Objectivement, c’est compliqué, l’exception Covid joue un peu. On ne va pas rajouter du bordel au bordel. Mais il n’oubliera pas”, confie un proche au quotidien.

Emmanuel Macron veut voir son gouvernement affronter le suffrage universel. Pourtant, seuls deux ministres, issus du MoDem, parti allié à la majorité, pourraient se confronter aux urnes lors des prochaines élections régionales : Marc Fesneau (Ministre chargé des Relations avec le Parlement français) conduira une liste dans le Centre-Val-de-Loire tandis que Geneviève Darrieussecq (Ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants) se lancera en Nouvelle-Aquitaine. Ils devraient être rejoints par deux autres membres du gouvernement. Il s’agit de Bérangère Abba (Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité) et Laurent Pietraszewski (Secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail) qui devraient se lancer respectivement dans le Grand Est et dans les Hauts-de France.

Les ministres désertent les régionales

Plusieurs autres membres du gouvernement, accaparés par leurs fonctions ministérielles et la gestion de la crise sanitaire, ont préféré ne pas briguer un mandat de conseiller régional. Par exemple, Olivier Véran, ministre de la Santé, était pressenti pour affronter le président Les Républicains sortant, en Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. En Bretagne, c’est finalement Thierry Burlot, vice-président du Conseil régional, qui conduira la liste de la majorité après les refus du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian ainsi que de Richard Ferrand. En Île-de-France, face à Valérie Pécresse, le candidat numéro un souhaité par Emmanuel Macron était l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Il a finalement décliné la proposition tout comme Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, Agnès Pannier-Runacher (Ministre chargée de l’Industrie) et Emmanuel Wargon (Ministre chargée du Logement).

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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