« Il n’est pas scientifique » : les recommandations de Gabriel Attal balayées par William Dab

Si le nombre de cas de Covid-19 explose, Gabriel Attal s’est montré rassurant à la sortie du Conseil des ministres, le 17 novembre. Une direction qui n’est pas du goût du professeur William Dab, qui a fait part de son incompréhension dans les colonnes du Parisien.

« Nous sommes entrés dans une cinquième vague de l’épidémie », c’est par ces mots, pas très rassurants, que Gabriel Attal a amorcé sa prise de parole hebdomadaire, à la suite du Conseil des ministres, mercredi 17 novembre. Néanmoins, le porte-parole du gouvernement s’est montré confiant: « Nous avons de bonnes raisons de penser que la cinquième vague n’emportera pas tout sur son passage«  grâce à « l’efficacité du vaccin » et au « pass sanitaire ». Une conviction rapidement balayée par le professeur William Dab, épidémiologiste et ancien directeur général de la Santé.

Alors que la France a recensé 20 000 contaminations en moins de 24 heures, le professeur a tapé du poing sur la table pour la première fois depuis le début de l’épidémie, suite au discours de Gabriel Attal. « Il n’est pas scientifique, il ne s’appuie pas sur l’avis du conseil scientifique pour le dire. Peut-être qu’il a raison mais j’aimerais savoir quels sont ses arguments et sur quelles données il se base », a affirmé l’épidémiologiste dans Le Parisien.

Les recommandations du professeur pour enrayer la 5e vague de Covid-19

Pour lui, le temps est venu d’agir, rassurer la population étant loin d’être suffisant pour enrayer la cinquième vague : « À nouveau, on retrouve ce réflexe qui est qu’au lieu de mobiliser la population le plus tôt possible on commence par la rassurer en disant : C’est une vaguelette. C’est une erreur.«  Le professeur William Dab préconise d’être « rigoureux sur la vaccination, les gestes barrière«  : « Ce n’est pas la mer à boire. Sinon, on va être sur un doublement des cas de contaminations dans une quinzaine de jours. »

L’ancien directeur général de la Santé s’est montré d’autant plus inquiet face à la montée de cas, car les chiffres seraient sous-estimés, pour la simple et bonne raison que depuis que les tests sont devenus payants, la population qui se fait tester est de plus en plus minime.

Crédits photos : Agence/ Panoramic / Bestimage

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