« Il ne parvient pas à fédérer » : Emmanuel Macron mal aimé

Critiqué par les opposants au pass sanitaire et à la vaccination, en pleine quatrième vague de Covid, Emmanuel Macron voit sa cote de popularité baisser en ce mois d’août. Un nouveau coup dur pour le chef de l’Etat.

Cet été n’est décidément pas de tout repos pour le président. Parti à Brégançon fin juillet pour des vacances “studieuses“, crise sanitaire oblige, Emmanuel Macron ne peut même pas compter sur les sondages pour se consoler. Confronté à la gronde des opposants au pass sanitaire et des antivax ces dernières semaines, le chef de l’Etat voit l’hostilité à son encontre repartir à la hausse, selon Bernard Sananès, président de l’institut Elabe.

Notre indicateur concernant ceux qui n’ont pas du tout confiance en sa politique a augmenté de 5 points en deux mois“, révèle-t-il dans Le Figaro. Il s’agit du plus haut niveau depuis octobre 2020, soit 35%. “Emmanuel Macron ne parvient pas à fédérer autour de lui alors que les opposants sont renforcés par l’antimacronisme, analyse-t-il. Les partisans de ses mesures sanitaires ne le créditent pas tous d’un succès dans sa gestion de crise, ils lui apportent un soutien relatif et pragmatique. L’enjeu pour Macron est donc de réussir à fédérer autour de lui cette majorité silencieuse“, ajoute Bernard Sananès, tout en précisant qu’une majorité des Français est convaincue par le pass sanitaire.

La réponse musclée d’Emmanuel Macron aux opposants au pass sanitaire

Inquiétant, à moins d’un an de la présidentielle ? Auteur de vidéos TikTok qui ont beaucoup fait parler, pour inciter les jeunes Français à se faire vacciner durant l’été, Emmanuel Macron sait qu’il doit encore convaincre les sceptiques que sa stratégie était la seule solution. Raison pour laquelle il a musclé son discours contre les opposants au pass sanitaire et à la vaccination ces derniers jours. “Jamais dans notre histoire une crise d’une telle ampleur n’a été combattue de manière aussi démocratique“, s’est-il défendu face aux accusations de “dictature sanitaire“. Selon lui, l’exécutif “mesure les contraintes“, mais n’avait pas d’autre choix” pour éviter “la fermeture du pays.

Crédits photos : Christophe Simon / Pool / Bestimage

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