HollySiz victime de sexisme : Cécile Cassel raconte les « castings douteux » auxquels elle a participé

Cécile Cassel, alias HollySiz, est revenue au micro d’Europe 1 sur certains “castings douteux” auxquels elle a participé au cours de sa carrière de comédienne, entre sexisme et propositions dérangeantes.

Cécile Cassel

Cécile Cassel a entamé, à partir de 2010, un changement de carrière qui lui a permis, encore plus, de prendre la lumière. Dans les années 2000, c’était au cinéma que la sœur de Vincent Cassel s’épanouissait. En 2002, elle obtient un second rôle d’ampleur dans Vivante, de Sandrine Ray. Dans la foulée, la jolie blonde se fait remarquer dans La Bande du drugstore, de François Armanet. Puis, en 2008, elle fait partie du joli casting qui compose le film tout aussi beau qu’est Le premier jour du reste de ta vie. Un film qui a eu droit, l’année de sa sortie, à de nombreuses nominations aux César.

Après le cinéma, Cécile Cassel s’est lancée dans la musique, sous un nom de scène, HollySiz. Dans une interview accordée à Elle, en 2018, l’artiste laisse entendre qu’elle a mis de côté sa carrière de comédienne, frustrée par le milieu du cinéma. “Je n’aime pas du tout cette ambiance de séduction latente. Sans même parler des castings extrêmement limite, où on vous demande de vous déshabiller et de vous masturber face caméra, déplorait-elle notamment.

“J’avais la chance d’être armée”

Non, je n’ai pas arrêté ma carrière de comédienne, tempère-t-elle d’entrée au micro d’Europe 1, quand cette interview à Elle est évoquée par Philippe Vandel, ce mercredi 2 juin. “On m’a posé la question à ce moment-là parce qu’on était en pleine déferlante #MeToo, et, oui, je me suis déjà retrouvée dans des castings douteux, souligne HollySiz. Oui, des directeurs de casting, ou des assistants-réalisateurs se sont permis de me demander certaines choses ou de me faire certaines réflexions”.

Rien qui n’a brisé Cécile Cassel, cependant. “J’avais la chance d’être armée, de ne pas être vulnérable au point que ça me brise, assure-t-elle. Donc, je me levais et je m’en allais. Voilà, effectivement, mais on est toutes passées par là, en fait. Dans la musique comme dans le cinéma, la parole se libère, et il n’est plus question de se taire.

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