Guillaume Durand : “Je suis une demi-momie”

Alors qu’il se remet à peine d’un cancer de la mâchoire, le journaliste de 70 ans n’apparaît pas très optimiste.

C’est un miraculé, un homme d’une bravoure exceptionnelle, qui a bataillé sans relâche pendant des mois contre un cancer de la mâchoire, qui a raconté son terrible calvaire dans les colonnes du Journal du dimanche. Se décrivant comme une « demi-momie », Guillaume Durand ne serait sans doute plus là aujourd’hui pour témoigner sans une délicate opération de dix heures, subie en juin 2021.

Avec beaucoup d’émotion, le journaliste de 70 ans a détaillé son parcours du combattant révélant sans tabou toutes les dures épreuves qu’il a endurées. Car après être passé entre les mains d’un des « meilleurs chirurgiens de Paris », il a dû s’astreindre à des soins très lourds et subir des séances de chimiothérapie et de radiothérapie épuisantes.

Depuis, fort heureusement, l’époux de la réalisatrice de télévision Diane de Mac Mahon a pu reprendre le cours de sa vie pour profiter, sans modération, de ses cinq enfants qu’il chérit pardessus tout : Juliette, Arthur, Donald, Joseph et la petite dernière, Angélique, âgée de 14 ans. Alors qu’il sort un livre intitulé Déjeunons sur l’herbe (éd. Bouquins), couronné par le prix Renaudot dans la catégorie Essais, ce survivant est revenu sur cette période où, quelques mois après le décès de son père, les médecins lui ont diagnostiqué une méchante tumeur dans la cavité buccale.

Lucidité

Décrivant cette intervention sans laquelle il « n’aurait sans doute pas survécu » si elle avait été reportée, il a révélé avoir subi, après l’ablation de la tumeur, une greffe extrêmement délicate. En effet, une partie de son péroné a alors été prélevée afin de reconstruire sa mâchoire. S’en sont suivis des mois de convalescence qui lui ont valu de perdre 12 kilos.

Bien conscient de ne pas être à l’abri d’une rechute, après une alerte survenue l’été dernier, il ne s’estime pas tiré d’affaire pour autant.

Et c’est avec beaucoup de lucidité qu’il a fait part de ses craintes, ce 8 novembre sur France Inter, alors qu’il était l’invité de Sonia Devillers : « Je ne suis pas guéri. On n’en sait rien du tout. C’est très aléatoire mais je vais bien. » Et d’ajouter : « Il faut prendre la peur de la mort par la main, la dominer et continuer à avancer. » Une bouleversante leçon de courage…

Valérie EDMOND

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