Gérard Lanvin (J’adore ce que vous faites) : "Avec moi, ce long-métrage serait devenu un court"

Gérard Lanvin campe… Gérard Lanvin dans J’adore ce que vous faites, sorti en salles le 18 mai, où un fan sans-gêne le poursuit.

N’est-ce pas étrange de jouer son propre rôle ?

Gérard Lanvin : Si, car il faut apporter des choses de soi, tout en acceptant de réagir différemment de ce que l’on aurait fait dans la vie. Avec moi, ce long-métrage serait devenu un court. Aussi sympathique soit-il, j’aurais viré l’envahisseur (joué par Artus) au bout de deux jours !

Les fans qui vous abordent, ça vous dérange ?

Au contraire, je suis très reconnaissant envers mon public. Je n’ai jamais refusé un selfie. Je me souviens d’un soir où, en sortant d’un match de rugby au Stade de France, je ne trouvais pas de taxi. Un policier a arrêté une voiture pour me raccompagner. À son bord, deux mecs genre rappeur. Le conducteur s’écrie : "La vie de ma mère, c’est le Moltès du Boulet." Ils m’ont emmené dans leur cité, voir leurs potes. J’ai laissé faire, car c’était leur manière de me témoigner leur amitié.

Quelles sont les différences entre vous et le Gérard du film ?

La production a loué une villa avec piscine pour lui tout seul. Moi j’aime le collectif. Durant le tournage, j’ai logé avec le réalisateur Philippe Guillard et les acteurs, dont Artus qui nous a mitonné de succulents dîners.

En plus de jouer désormais, vous chantez…

Mon fils Manu m’avait fait monter sur scène avec lui. Mais là je me retrouve avec dix musiciens, à interpréter mon album Ici-bas. La tournée débute. Je vis des sensations magiques.

D’où vient l’idée de cette chanson intitulée Mon héroïne?

Dire ces mots à ma femme autour d’une table n’aurait eu aucun impact. Ce sont des mots qui se chantent. Je suis fier de lui rendre hommage. Elle m’a aidé à grandir. On est heureux ensemble à Marrakech.

Pourquoi Marrakech ?

Là-bas, notre maison avec un terrain, un potager et des poules vaut le prix d’un 2 m2 à Paris. Les gens sourient. J’aime les odeurs, faire du vélo à la campagne et le soleil fait du bien au moral, à la peau, ainsi qu’aux genoux et aux épaules, où je commence à avoir mal. Normal, à 71 balais !

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