Gérald Darmanin pas fan d’Élisabeth Borne : “Il la trouve trop techno, sans inspiration, sans charisme”

Des tensions se seraient multipliées entre Gérald Darmanin, conforté à l’Intérieur lors du remaniement, et Élisabeth Borne. La cheffe du gouvernement ne serait d’ailleurs pas « la came » du ministre, d’après un parlementaire interrogé par Le Parisien, ce mardi 5 juillet.

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  1. Gérald Darmanin


  2. Elisabeth Borne

Y-aurait-il de l’eau dans le gaz entre Beauvau et Matignon ? Des tensions se seraient multipliées entre Gérald Darmanin, conforté à l’Intérieur lors du dernier remaniement, et la Première ministre Élisabeth Borne. Cette dernière n’aurait pas digéré l’épisode calamiteux de la finale de la Ligue des champions. De son côté, l’ex-maire de Tourcoing n’aurait pas vraiment d’atomes crochus avec sa cheffe de gouvernement. « Borne, ce n’est clairement pas la came de Darmanin. Elle vient de la gauche, il la trouve trop techno, sans inspiration, sans charisme », a ainsi fait savoir un parlementaire dans les colonnes du Parisien, ce mardi 5 juillet.

Malgré le fiasco du Stade de France, Gérald Darmanin a hérité d’un portefeuille ministériel élargi à l’Intérieur. De nouvelles responsabilités régaliennes qui traduisent la confiance qu’Emmanuel Macron a visiblement accordée à son jeune ministre. Âgé de 39 ans, l’ex-Les Républicains a été conseiller régional, maire de Tourcoing, député réélu et ministre dès la victoire d’Emmanuel Macron en mai 2017. Au point d’envisager un jour prendre la tête du gouvernement ? « Élisabeth Borne ne le supporte pas et voit très bien qu’il veut prendre sa place », a affirmé un ministre auprès du Parisien.

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Élisabeth Borne est « très courageuse »

Sur RTL fin juin, Gérald Darmanin avait toutefois tenu à apporter son soutien à Élisabeth Borne. En difficulté face aux oppositions Nupes et RN à l’Assemblée nationale, la Première ministre a essuyé de vives critiques remettant en cause sa légitimité à Matignon. « Élisabeth Borne sera une grande Première ministre », avait assuré le ministre de l’Intérieur, estimant que l’ex-patronne de la RATP était « très courageuse » et n’avait pas « un métier facile ». L’agenda d’Élisabeth Borne s’annonce chargé : ce mercredi, la Première ministre vivra son baptême du feu devant le Parlement, en prononçant la traditionnelle déclaration de politique générale.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Ugo Amez/Pool/Bestimage

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