EXCLU – “C’est facile de faire peur”: le Dr Gérald Kierzek rassure face à “l’hystérie mondiale’

Interviewé par Gala, le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste, a tenu des propos engagés sur l’état actuel des hôpitaux de France et la responsabilité de la crise du Covid-19.

Médecin urgentiste et chroniqueur médical, Gérald Kierzek livre, dans une interview sans tabou à Gala, en kiosques jeudi 23 décembre, un point de vue ferme et engagé sur la crise sanitaire. Interrogé sur ces Français qui renoncent à leurs repas de famille ou à leurs vacances, le médecin n’a pas fait dans la dentelle. C’est une hystérie mondiale. Et je vous le dis : ne paniquez pas ! Si l’hôpital craque, ce n’est pas à cause du Covid. Moi, je ne vois pas de malades du Covid dans mon hôpital.” Pour le médecin qui s’oppose à la vaccination des enfants, l’épidémie n’a qu’une responsabilité relative dans la crise du secteur de la santé. “C’est facile de faire peur avec la 5e, 6e vague, quand on est responsable d’erreurs managériales, de restructurations aberrantes dans les hôpitaux avec des fermetures de lits, et de tout mettre sur le dos du Covid. Qu’on laisse les journalistes entrer dans les hôpitaux en France pour constater ces soi-disant saturations.”

“Les soignants en ont marre qu’on les prenne pour des cons !”

Et d’ajouter : “La com est verrouillée. Pourquoi ? Parce qu’il ne s’y passe rien. Les plans blancs ne sont pas justifiés par la situation sanitaire actuelle : les soignants en ont marre qu’on les prenne pour des cons ! C’est ça, la réalité du terrain.” Consultant sur LCI, Gérald Kierzek avait déjà tenu des propos dans ce sens, vendredi 17 décembre. “[Le variant Omicron] ne change pas la donne. Il faut faire attention aux mots. J’entendais des collègues qui disaient ‘qui dévaste’. Il ne dévaste rien du tout, le Omicron. Ce n’est pas parce qu’il y a une explosion de cas qu’il y a une explosion d’hospitalisations.”

De son côté, une autre figure scientifique bien connue du grand public, le docteur Karine Lacombe, se positionne plutôt dans le discours inverse. L’infectiologue et spécialiste du VIH, tenait, dimanche 19 décembre, des propos pessimistes. “On va commencer à redescendre de la 5e vague, et on a l’impression que la 6e vague percute cette fin de 5e vague. C’est la première fois qu’on va avoir des vagues aussi proches l’une de l’autre. Pour elle, “les jours qui viennent vont être vraiment cruciaux. Pas en termes de personnes infectées, parce qu’on sait que ça monte en flèche, mais d’arrivées à l’hôpital”, a-t-elle déclaré, avant de conclure : “On est pris dans cette angoisse perpétuelle, et c’est extrêmement lourd à porter. On est très inquiets au quotidien.”

Notre interview de Gérald Kierzek est à lire en intégralité dans le nouveau numéro de GALA, en kiosque ce jeudi 23 décembre ou disponible en cliquant ici. Vous pouvez aussi recevoir GALA chez vous chaque jeudi en profitant d’une offre d’abonnement SANS ENGAGEMENT !

Article écrit avec la collaboration de 6Médias.

Crédits photos : Pierre Perusseau / Bestimage

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