En vidéo, "Naomi Osaka", le portrait intime d'une athlète surdouée et complexe

Mini-série documentaire de 3 épisodes, Naomi Osaka dresse un portrait intime d’une des athlètes les plus douées de sa génération. La bande-annonce sort aujourd’hui, en plein tournoi de Wimbledon.

«Avant que je ne remporte l’US Open, beaucoup de gens disaient à mon père que je ne serais jamais rien». Devenue superstar du jour au lendemain, après sa victoire contre Serena Williams en finale de l’US Open de 2018, Naomi Osaka a fait une arrivée fracassante parmi l’élite du tennis mondial. «Je pense que toute cette attention que l’on me porte est un peu ridicule. Personne ne vous prépare à tout ça», dit-elle dans la bande-annonce de la mini-série que lui consacre Netflix.

Le portrait d’une athlète complexe

Réalisée par Garrett Bradley, Naomi Osaka nous fait découvrir son parcours dans le monde du tennis, tout en nous dévoilant la personnalité complexe de la tenniswoman japonaise. Jouissant d’un accès inédit, les caméras ont suivi la jeune championne pendant deux ans, au cours desquels elle travaille son jeu tout en tentant de trouver sa propre voix. Qu’il s’agisse de défendre ses titres en Grand Chelem, de soutenir le mouvement Black Lives Matter, de pleurer la disparition de son mentor, le basketteur Kobe Bryant, ou de relever des défis personnels, Naomi Osaka se révèle dans toute sa complexité.

“Personne ne réalise vraiment tous les sacrifices que l’on fait”

Au plus près de son sujet, la série documentaire revient également sur l’histoire personnelle de la championne et en particulier sur sa double culture. Née au Japon en 1997, d’une mère japonaise, Tamaki Osaka, et d’un père haïtien, Léonard François, Naomi a 3 ans lorsque sa famille émigre aux États-Unis. Encouragée par son père, inconditionnel de tennis, elle se met au tennis à l’âge de 9 ans et montre des prédispositions étonnantes. En 2016, à tout juste 18 ans, elle se hisse au troisième tour lors de trois tournois du Grand Chelem : l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open. Mais comme elle le dit dans le documentaire, «personne ne réalise vraiment tous les sacrifices que l’on fait».

“Je voulais que ma mère soit heureuse”

Sur des images illustrant son enfance, on découvre ce qui a été le moteur de ses efforts et de sa réussite. «En grandissant, je me disais que je voulais que ma mère soit heureuse, je voulais qu’elle arrête de travailler. Elle faisait des heures supplémentaires, parfois elle dormait dans sa voiture. C’est pour ça que je voulais jouer au tennis», raconte-t-elle. Elle évoque aussi son père, un homme noir repoussé par sa belle-famille, et qui selon Naomi Osaka «a toujours été fier de ses origines». De ce métissage parfois douloureux à vivre, la jeune femme a su tirer sa force. «Il y a toujours cette pression à présenter une image sympa, mais maintenant je me moque de ce que l’on dit», affirme-t-elle. Sincérité, combativité, fragilité, la mini-série Naomi Osaka dépasse le registre du sport et nous fait toucher au plus près cette étoffe dont sont faits les plus grand(e)s champion(ne)s.

(1) Série en trois épisodes à voir à partir du 16 juillet sur Netflix.

Source: Lire L’Article Complet