Emmanuel Macron sous le choc : cette scène de violence qui l’a ébranlé

Malgré l’hostilité des Gilets jaunes, Emmanuel Macron n’a parfois pas hésité à aller à leur rencontre. C’est le cas en décembre 2018, au Puy-en-Velay, où il a alors pris conscience de la violence qu’il suscitait chez ces citoyens révoltés.

Cela restera comme l’un des grands points noirs de son quinquennat. « Président du Covid » mais aussi de la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron s’est retrouvé confronté à un mouvement social d’une ampleur inédite à peine un an et demi après son élection. Une colère parfois violente, comme il a rapidement pu s’en apercevoir en décembre 2018. Il se rend alors au Puy-en-Velay, après l’attaque de la préfecture de Haute-Loire dont les images l’ont « choqué« , selon son ex-conseillère Sibeth Ndiaye qui témoigne dans le livre Élysée Confidentiel.

« Nous décidons d’aller sur place sans prévenir la presse« , précise-t-elle. Mais malgré la discrétion de la petite délégation, le secret est vite révélé. Et un attroupement se forme près d’eux. « Macron, crève !« , crie alors la foule, encore plus agacée de voir le président remonter dans sa voiture et baisser la vitre pour les observer. « Démission. Sale fils de pute ! Il a osé venir, en plus !« , s’indigne l’un d’eux. Le chef de l’État est loin d’en avoir fini : son véhicule, pris en chasse, est plus tard coincé dans les embouteillages et Roger, un gilet jaune au chômage, frappe une vitre de toutes ses forces, avant d’être légèrement percuté. « C’est le premier moment très dur pour lui« , se souvient Sibeth Ndiaye, devenue très proche du président.

Sibeth Ndiaye défend toujours Emmanuel Macron

Un épisode particulièrement marquant pour Emmanuel Macron, auteur de cette confidence lourde de sens : « Ils me tueront peut-être d’une balle, mais jamais d’autre chose. » En dépit de la protestation qui ne cessera de grimper les mois suivants, Sibeth Ndiaye reste toutefois convaincue que le chef de l’État a eu raison de tenir bon : si elle reconnaît des « mots maladroits« , l’ex-porte-parole du gouvernement estime que la crise aurait « éclaté quel que soit le président, car elle révèle la peur et la colère de tout un pays.« 

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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