Emmanuel Macron fait de l’œil à Marion Maréchal : Jean-Marie Le Pen se délecte

Un conseiller d’Emmanuel Macron qui déjeune avec Marion Maréchal, ça fait beaucoup parler, à la République en marche, mais aussi du côté de Jean-Marie Le Pen, très fier de sa petite-fille, selon L’Opinion.

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C’est un repas controversé qui ne cesse de faire jaser. Selon Le Monde, le conseiller mémoire du chef de l’État, Bruno Roger-Petit, aurait invité Marion Maréchal à déjeuner dans une brasserie parisienne le 14 octobre dernier. Le but de cette rencontre organisée « à titre personnel » ? « Sonder » la nièce de Marine Le Pen. L’ancien journaliste qui avait été rétrogradé en 2018 après l’affaire Benalla, n’aurait pas eu l’aval d’Emmanuel Macron, officiellement « pas au courant » de ce tête-à-tête, précise L’Opinion, qui indique qu’il ne serait pourtant pas question de « sanctionner » ou de « congédier » l’organisateur de ce rendez-vous qui divise autour du président.

Selon le quotidien, Jean-Marie Le Pen serait ravi de voir sa petite fille semer presque de façon involontaire la zizanie à l’Élysée. « Le Pen avait raison ! », lance dans L’Opinion du haut de ses 92 ans, l’ancien président du parti d’extrême droite, se délectant « dans un éclat de rire » de ce spectacle de division suscité par l’intérêt que portent certains proches du chef de l’État à Marion Maréchal, à l’approche de l’élection présidentielle de 2022. Si le Palais indique que l’époux de Brigitte Macron ne savait pas que Bruno Roger-Petit rencontrerait la nièce de la présidente du Rassemblement national, Emmanuel Macron a néanmoins multiplié les clins d’œil plus ou moins appuyés à cet électorat. Une pari risqué selon les sondeurs.

Une stratégie perdante ?

« Il joue un jeu dangereux. Braconner au RN est un mauvais calcul ; (…) le rejet de Macron y est le plus fort », explique dans L’Opinion, Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, qui estime que « le vrai danger est le brouillage, le zig-zag permanent ». L’écueil serait de perdre une partie de son électorat de base pour n’en conquérir finalement aucun autre. « Un Président doit rassembler son socle en vue du premier tour et montrer une conduite cohérente. Or, des signaux mis bout à bout dans le cadre d’une précampagne forment un récit ; celui de la préparation du duel Macron-Le Pen, ou d’un Président qui débute socialiste et finit à l’extrême droite », s’inquiète l’analyste de l’Ifop Frédéric Dabi. Il estime que « le risque est de désarrimer les 30 à 35 % » de ceux qui le soutiennent à gauche.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : JB Autissier / Panoramic / Bestimage

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