Elisabeth Guigou atteinte par “une balle perdue” après l’affaire Olivier Duhamel : “J’ai vite tourné la page”

Proche d’Olivier Duhamel, accusé d’agressions sexuelles, Élisabeth Grigou a été contrainte de quitter son poste à la Commission sur l’inceste. Une démission sur laquelle s’est confiée l’ancienne Ministre de la justice dans les colonnes de L’Opinion, ce mercredi 6 juillet.

A propos de


  1. Olivier Duhamel


  2. Elisabeth Guigou

Une polémique lourde de conséquences. Alors qu’elle présidait la Commission sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants depuis décembre 2020, Élisabeth Guigou décidait de « passer le relais », le 13 janvier 2021. Après avoir été citée dans le livre La Familia grande (aux éditions Seuil) de Camille Kouchner, accusant son beau-père Olivier Duhamel d’agressions sexuelles sur son frère jumeau, l’ancienne Garde des Sceaux a été contrainte de donner sa démission. En effet, sa proximité avec le célèbre politologue a vivement été contestée par plusieurs personnalités et associations. Bien qu’affectée par cette affaire, Élisabeth Guigou a su remonter la pente, comme elle l’a assuré dans les colonnes de L’Opinion, ce mercredi 6 juillet. « J’ai été atteinte par cette ‘balle perdue’ mais j’ai très vite tourné la page« .

Au fil de cette interview, l’épouse de Jean-Louis Guigou a levé le voile sur les raisons qui ont influencé sa démission. « Estimant que je n’avais pas la sérénité nécessaire pour mener à bien ces travaux, j’ai moi-même décidé de quitter cette commission », a-t-elle révélé. Un retrait qu’Élisabeth Grigou a considéré comme peut-être « injuste » mais qui n’était rien comparé « à la gravité des faits, avérés, révélés par Camille Kouchner ». Bien que démise de ses fonctions, l’ancienne Ministre garde un oeil attentif sur certains dossiers concernant la justice. Récemment, elle a piloté un rapport sur la présomption d’innocence remis à Éric Dupond-Moretti.

Élisabeth Guigou cash sur l’affaire Damien Abad

Accusé de viols par deux femmes et visé par une enquête judiciaire, Damien Abad a été écarté du gouvernement lors du remaniement, ce lundi 4 juillet. Dans une interview accordée au magazine Elle, la Premier ministre Élisabeth Borne a estimé que les hommes politiques doivent « être pénalement répréhensibles » rappelant leur « devoir d’exemplarité ». Un avis que semble partager Élisabeth Grigou. « Il est indispensable, dans le champ politique, de vérifier cette exemplarité, comme le souligne Élisabeth Borne ».

Dès lors, elle invite les mouvements et partis politiques à être « beaucoup plus vigilants ». « Quand il s’agit d’accusations d’atteintes sexuelles, voire pire, de viol, rien n’empêche les partis d’avoir une cellule dédiée à la déontologie qui convoque les personnes en cause », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Les partis politiques ne doivent plus cacher les comportements répréhensibles ».

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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