Elisabeth Borne prête à sacrifier Damien Abad, accusé de viols ? “Tout dépendra de la pression médiatique”

Quelques jours après sa formation, le nouveau gouvernement vit sa première crise. Le ministre des Solidarités, Damien Abad, est accusé de viols. Pour l’instant, la Première ministre n’a pas exigé sa démission. Mais Élisabeth Borne pourrait céder sous la pression médiatique a estimé un Marcheur dans les colonnes du Parisien ce mardi 24 mai.

La polémique enfle autour de Damien Abad. Nommé ministre des Solidarités, de l’Autonomie et du Handicap ce vendredi 20 mai, il est depuis accusé de viols par deux femmes, qui évoquent des faits remontant aux années 2010. Un Marcheur, qui s’est confié au Parisien ce mardi 24 mai, estime incertain l’avenir de l’ex-LR au sein du gouvernement : « La question est comment Abad va tenir et comment Borne, qui est une techno, va gérer la polémique ? Tout dépendra de la pression médiatique… » En principe, la Première ministre n’exigera pas la démission du député de l’Ain avant que la justice statue.

Lors du premier conseil des ministres du lundi 23 mai, Élisabeth Borne a rappelé ses troupes à l’ordre. « Je serai toujours aux côtés de ceux qui ont des difficultés, mais je ne veux pas l’apprendre dans la presse« , a averti celle qui s’est entretenue avec Damien Abad dès qu’elle a appris la nouvelle, ce dimanche 22 mai. De son côté, Damien Abad dément les accusations, qu’il affirme incompatibles avec son handicap. Le lundi 23 mai, le ministre a ainsi déclaré en conférence de presse que l’arthrogrypose dont il souffre l’empêche d’avoir des relations sexuelles sans « l’assistance et la bienveillance de sa partenaire« .

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Damien Abad en sursis au sein du gouvernement

Interviewée par Caroline Roux sur France 2 ce matin, Olivia Grégoire a rappelé que « la justice, par deux fois, s’est exprimée« , en classant sans suite la plainte d’une des accusatrices de Damien Abad, faute de preuves suffisantes pour caractériser l’infraction. Depuis qu’il a trahi Les Républicains pour rallier Emmanuel Macron, Damien Abad est au coeur de la tourmente. Sans compter que, qu’il démissionne ou non en vertu des accusations, le ministre reste en sursis au sein du gouvernement. En effet, comme tous ses collègues concernés, il doit sortir vainqueur des élections législatives, auxquelles il se présente à sa réélection. En cas de défaite, le député sera forcé de démissionner. La règle est valable pour les 15 membres du gouvernement qui sont candidats aux élections des dimanches 12 et 19 juin prochain, Élisabeth Borne incluse.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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