Élisabeth Borne, autoritaire ? : “Pas du genre à vous taper sur l’épaule”

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, ce dimanche 22 mai, la Première ministre dévoile les grands chantiers qu’elle aura à mener à Matignon. Souvent décrite comme étant bosseuse, combative ou loyale, Élisabeth Borne peut également s’avérer autoritaire, selon l’hebdomadaire.

Depuis sa nomination au poste de Première ministre, le parcours et la personnalité d’Élisabeth Borne sont scrutés et commentés de toutes parts. Ce dimanche 22 mai, la nouvelle locataire de Matignon a accordé une interview au Journal du Dimanche pour détailler les priorités de son gouvernement. Au cours de cet entretien, l’ancienne ministre du Travail a également dévoilé quelques aspects de sa personnalité. « Je suis peut-être le prototype de la méritocratie républicaine. C’est quelque chose qui me tient à cœur« , a-t-elle ainsi confié. La Première ministre a aussi précisé avoir eu une « enfance assez compliquée« . « Si la République n’avait pas été à mes côtés, je ne serais certainement pas ici. J’ai pu poursuivre mes études parce que j’étais pupille de la Nation« , a-t-elle assuré.

Le Journal du Dimanche a également donné la parole aux syndicats, qui, eux, dressent un portrait d’une ex-ministre du Travail autoritaire, notamment lorsque le dialogue social s’était tendu sur la réforme de l’assurance-chômage. « L’exact opposé de Muriel Pénicaud, qui était un perroquet. Borne, c’est elle qui dirige« , a rapporté à l’hebdomadaire un syndicaliste. « Elle est droite comme un I, pas du genre à vous taper sur l’épaule à la fin« , a indiqué une négociatrice.

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Le suicide de son père

Discrète sur sa vie privée, Élisabeth Borne a pourtant vécu un drame alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Son père Joseph s’est en effet suicidé en 1972, alors qu’elle n’avait que 11 ans. « C’est l’histoire de sa vie« , raconte au Point une parente, qui l’a connue enfant. Ancien résistant et déporté d’Auschwitz, Joseph Borne, né Bornstein, se tue en se défenestrant à l’âge de 47 ans. Selon son frère Isaac, il n’a jamais supporté que ses frères et son père soient morts dans les camps et pas lui. Élisabeth Borne a surmonté la disparition de son père en « enfoui[ssant] son chagrin dans les études« , comme le rapportait L’Opinion, en avril 2021.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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